mardi 9 octobre 2012

Le Jihād en Islam (1/2)

A l’occasion des travaux du « Synode des évêques pour la nouvelles évangélisation pour la transmission de la Foi chrétienne » qui vient de commencer dimanche 7 octobre et se poursuivra jusqu’au 28, espérons que ces 262 personnes réunies pour décider des moyens à imposer pour éradiquer l’islam, après avoir été diabolisé par tous les moyens, puissent-ils lire pour être justes, équitables et impartiaux… pour ne pas dire craindre le Créateur !

zeinab abdelaziz

 

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Le Jihād en Islam (1/2)

Etude Comparative

Zeinab Abdelaziz

 

Parler du Jihād en Islam nécessite forcément de commencer par l’explication du terme, vu l’incessant labeur avec lequel orientalistes et médias occidentaux insistent obstinément à dénaturer le sens, à le limiter à une seule signification distordue, celle de « guerre sainte », sous-entendant : Tuerie et massacre ! Pourtant, le Jihād, dans la vaste étendue du terme, n’est point une guerre genre croisades, c’est-à-dire une guerre d’exécration, de destruction et d’extermination, d’annihilation de tout un peuple, tel le Herem biblique, qui fait passer tous ceux qu’il envahit au fil de l’épée ! C’est un mot d’une grande richesse humaine, dont la racine donne tout un éventail d’énoncés.

 

Si nous nous reportons à un dictionnaire Arabe/Français, qui se veut un instrument de travail sérieux et académique à la fois, on trouvera les définitions suivantes, représentant un minimum des variétés de la racine j. h. d. qui donnent lieu à quatre ramifications essentielles :

1- L’effort ; l’application ; l’assiduité ; le zèle ; la faculté ; la force et la puissance ;

2- Difficulté ; fatigue ; peine ; effort physique, intellectuel ; contention d’esprit ; consacrer toutes ses forces (à quelque chose) ; lutter contre les difficultés ;

3- Militer ; combattre / lutter contre ; militer pour la cause de... ; persévérer ;

4- Appel à la vraie Foi ; prédication surtout par des moyens pacifiques, par le bon exemple et la persuasion ; guerre sainte contre les infidèles et les hérétiques.

 

Tel qu’on le voit, une branche concerne l’effort zélé, une autre concerne la fatigue, une troisième concerne le combat ou la lutte, quel que soit le but ou la raison, et une quatrième concerne l’Appel à la vraie Foi, à la guerre sainte, dans le sens de prendre la défense de la religion, contre les mécréants. Le Jihād est une guerre qui a ses lois, ses règles et ses normes. Pour ne rien dire des autres dérivés, à ne citer que : Mujāhid, celui qui fait des efforts, qui lutte, ou : ijtihād : application, étude assidue et approfondie, qui rend capable de résoudre les questions de droits.

 

Il est donc triste et ridicule à la fois de voir l’insistance avec laquelle médias et orientalistes occidentaux escamotent la plupart des significations, pour ne garder qu’une seule, celle qui facilite un travail de sape qui se perpétue, non seulement dans les ouvrages de polémiques, mais qui se prolonge même jusqu’aux instruments de travail, censés être d’une probité impartiale !

Il est décevant de voir, par exemple, comment un D. B. Macdonald commence sa participation à l’Encyclopédie de l’Islam, en ne mettant en relief que ce seul sens, du début jusqu’à la fin de son article : «Djihâd, la propagation de l’Islam par les armes : C’est un devoir religieux pour les Musulmans, d’une façon générale. Il s’en est fallu de peu que le djihâd ne devînt un sixième rukn, ou devoir fondamental, et effectivement, il est regardé comme tel par les descendants des Kharidjites. On est arrivé à cette conception de djihâd d’une façon progressive mais rapide... » afin de propager une idée erronée sur l’Islam et implanter injustement qu’il a été répandu par l’épée, qu’il incite à la guerre et à la violence, à quoi s’ajoutent, de nos jours, les fameux termes de terreur et terrorisme !

 

Le Jihād, dans la vaste étendue du terme, touche et comprend plusieurs domaines : individuel, sociologique, éthique, théologique ; fait jumeler deux concepts : la lutte contre le mauvais musulman, l’infidèle et le mécréant, ainsi que la lutte contre la corruption ; et par là, il connote deux principaux éléments : effort individuel et effort sacré.

 

En ce qui concerne l’effort individuel, il met l’accent sur le zèle, la persévérance, la résistance constante à l’abandon au désespoir, incite au dépassement dynamique de l’être et à l’ascension spirituelle. En ce qui concerne l’effort sacré, il met l’accent sur la purification de son accomplissement, sur l’accommodement de ses moyens à sa fin et incite à la lutte contre la corruption qui menace de submerger la société islamique. Autrement dit : sa mission suprême comprend, d’un côté, la constance, la persévérance, l’obéissance, l’effort sur soi, la lutte contre soi, pour parvenir au perfectionnement, à l’épanouissement de soi-même. Ce n’est donc plus le fameux « Connais-toi toi-même » de la devise grecque, mais : « Améliore-toi », « Deviens meilleur », « Évolue » en tant qu’être humain. De l’autre côté, il comprend la défense de la foi et des croyants, la diffusion absolue du message divin, universel, tel qu’il fut prescrit dans la troisième et dernière Révélation du monothéisme, Révélée pour rectifier les déviations des deux précédentes.

 

Cette délimitation première étant indispensable pour mettre le lecteur, dès le début, face au vrai sens du mot Jihād, ou plutôt avec toutes les données qu’il comprend, il est nécessaire ensuite d’aborder les Versets du Qur’ān, ayant trait à ce sujet, pour voir de près, textes en main, la grande imposture avec laquelle le sens du mot Jihād a été manipulé à travers le temps, ou plus exactement, depuis que le fanatisme ecclésial commença à attaquer l’Islam.

 

Mais avant d’aborder ces Versets, il serait peut-être plus logique, pour la comparaison, de commencer par l’ordre chronologique, pour voir comment se présentent les mots « guerres » ou « combats » dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament.

 

Nul n’ignore le carnage qui se trouve décrit dans l’Ancien Testament. Un carnage d’une incroyable et effroyable sauvagerie, tout de destructions, d’exterminations ou de décimations. Une boucherie au vrai sens du terme, le critère étant de passer tout un peuple vaincu ‘‘au fil de l’épée’’, expression qui revient comme un leitmotiv le long de ces Textes. Mutiler, abattre, ne rien laisser subsister de vivant sur place ! Tel est le sens du combat ou de la guerre dans ces Livres.

 

Il serait pratiquement difficile de relever toutes ces descriptions qui abondent, mais citons à titre d’exemple les phrases suivantes : « Ils dévouèrent à l’anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes, les passant au fil de l’épée. » (Josué 6 : 21). « On brûla la ville et tout ce qu’elle contenait, sauf l’argent, l’or et les objets de bronze et de fer qu’on livra au trésor de la maison de Yahvé. » (Josué 6 : 24 ).

 

Une œuvre d’extermination, d’éradication, qui va jusqu’à effacer le souvenir des êtres de dessous les cieux ! Tuer tous les mâles, tuer les rois, razzier tout le bétail, tous les troupeaux et tous les biens, surtout l’or ou le bronze ! Mettre le feu aux villes ainsi qu’à tous les campements, battre jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un survivant ni un rescapé, passer toute la population au fil de l’épée ! Redoubler le combat contre une ville et la détruire... Tuer, tuer sans pitié, sans retenue, tuer hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes... tuer sans oublier de passer tout le peuple au fil de l’épée ! Dévaster le pays, ne laisser en vie ni homme ni femme, enlever le bétail et les vêtements, enlever tout ce qui a de la valeur, donner l’assaut à la ville et s’en emparer... Quant à la population, elle aura à subir des atrocités variées...

 

Cette cruauté impensable n’est point de notre fantaisie : elle est relevée le long des chapitres, mais elle atteint le sommet avec ce Verset de II Samuel ( 12 : 31 ) disant : « Il emmena aussi le peuple qui y était, et le mit sous des scies, et sous des herses de fer, et sous des haches de fer, et il les fit passer par un fourneau où l’on cuit les briques : il en fit ainsi à toutes les villes des enfants de Hamon ».

Mais là une remarque s’impose, car ce verset-là, qui se trouve dans l’édition de la Bible de 1860, a été remanié, pour "alléger" de ses atrocités inhumaines, et devint comme suit, dans la Bible de Jérusalem ( 1986 ) : « Quant à sa population, il la fit sortir, la mit à manier la scie, les pics ou les haches de fer, et l’employa au travail des briques ; il agissait de même pour toutes les villes des Ammonites. » Verset qui, "allégé" encore une fois de ses monstrueuses cruautés, devint, dans la toute dernière traduction de la Bible (2001) : « Il emporta de la ville une grande quantité de butin et réquisitionna ses habitants pour les mettre à la scie, aux pics, aux haches de fer et pour les affecter au moule à briques. David procéda de même avec toutes les villes ammonites puis revint avec ses hommes à Jérusalem. » !! De victimes mutilées, sciées, brûlées, on les fait passer à travailleurs ou ouvriers !

 

Abuser de la foi des adeptes ou du lecteur avec une telle légèreté, car comparer les différentes éditions est à la portée de quiconque voudrait vérifier, enlève, preuves en main, toute véracité à ces textes, voulus sacrés, que les tenant du fanatisme ecclésial imposent comme "révélés" ! Car un Texte sacré, Révélé, est gardé intact, sans la moindre manipulation, ne serait-ce d’une de ses lettres. C’est ce qui fait la grande différence ou plutôt le Grand écart, entre ces textes-là, qui contiennent non seulement "du caduc et de l’imparfait", comme le dit Vatican II, mais qui sont carrément faussés, dès leurs rédactions à travers les âges, et le long de leurs éditions.

 

Toutefois, on n’aurait peut-être pas le droit de s’étonner, de tant de barbarisme ou de sauvagerie féroce, si l’on prend en considération que c’est la mise en pratique d’une phrase, une seule phrase qui résume et explicite ce comportement inhumain, puisqu’il prescrit aux adeptes : « Et maudit soit celui qui gardera son épée de répandre le sang. » ! (Jérémie 48 : 10) , dans l’édition de 1860. Car ce verset aussi comme tant d’autres, passa par le fameux et traditionnel remaniement. Dans l’édition de la Sainte Bible de 1931, on trouve : « Maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage ». Et dans la Bible de Jérusalem, 1986, on lit : « Maudit qui prive de sang son épée ». Et enfin, dans la Nouvelle Traduction de la Bible, 2001, on a : « Maudit celui qui prive son épée d’assez de sang » !

 

D’un impératif "divin", clair et net, sans la moindre ambiguïté, puisqu’il s’agit de maudire quiconque empêchera ou gardera son épée de répandre le sang, de tuer et de massacrer, la phrase aboutit à cette abstraction, qui prête à plus d’une interprétation, y compris la plus anodine, car elle peut être interprétée dans le sens d’asperger son épée d’un peu de sang, et pas nécessairement d’un sang humain !

Quant au combat ou à la guerre dans le Nouveau Testament, nul n’ignore ces deux fameuses phrases, selon lesquelles est formulée la théorie de la paix et de la tolérance du Christianisme : «Quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui l’autre. » (Mathieu 5 : 39). Et la seconde : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs. » (Mathieu 5 : 44). Et dans d’autres éditions, "persécuteurs" devient "maudisseurs"… Passons, puisque le changement n’est pas tellement grave !

 

Cependant, en application, dans la réalité vécue, non pas seulement de nos jours, mais même et surtout du temps de Jésus, nous trouvons une attitude diamétralement opposée : Lorsque le Grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine, Jésus lui répondit que c’est au grand jour qu’il a parlé, puis, intrigué ou révolté, il demanda au prêtre : « Pourquoi m’interroges-tu ? ». A ces mots, l’un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au Grand prêtre ? ». Et là, contrairement à la théorie qu’il prêchait, Jésus, au lieu de lui tendre l’autre joue, proteste, et dit au garde : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » !! (Jean 18 : 19-23)

 

Tel qu’on le voit, pour un seul soufflet, Jésus, le pacifiste, le partisan du contrôle de soi et de l’amour du prochain, une fois souffleté, n’a pas pu contenir sa colère pour tendre l’autre joue, selon ses propres termes ( Mathieu 5 : 39 ) mais récrimina, bien qu’en ayant les mains liées ! Ce qui nécessite un courage nettement déterminé à assumer la défense de soi, quelles que soient les circonstances, et prouve en même temps, que l’autodéfense justifie le fait de contredire sa propre philosophie.

 

L’autre exemple n’est point différent : En sortant de Béthanie avec les douze, Jésus eut faim. « Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque fruits, mais s’en étant approché, il ne trouva rien que des feuilles : Car ce n’était pas la saison des figues. S’adressant au figuier, il lui dit : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples l’entendaient, (Marc 11 : 12-14). Bien que ce ne fut point la saison des figues, comme précise le texte, Jésus, rien que parce qu’il eut faim ou même voulant, par fantaisie, goûter une figue et n’en trouva pas, au lieu de bénir le figuier, au lieu de prier pour qu’il ait des fruits, il le maudit ! Besoin exige, peut-on ajouter...

 

Un troisième exemple, toujours dans la même lignée : Lors de la Passion, à l’heure du combat décisif, Jésus, qui avait déjà dit à ses disciples de tout laisser et de le suivre, leur dit : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive » ! (Luc 22 : 36). Un mot qui choque, vu l’impact de celui de "tolérance" accumulé à travers des siècles, mais qui prouve, encore une fois, à quel point Jésus a pu contredire cette tolérance, lorsqu’il devait faire face à ses détracteurs et prendre sa propre défense.

 

Bien plus, au moment du danger, c’est juste le contraire de l’attitude de concorde et de réconciliation qu’on le voit adopter, puisqu’il dit sans ambages : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Luc 12 : 49). Et tout de suite après, au lieu de rétracter ou de modifier l’expression, il appuie et renforce ce qu’il vient d’émettre, en soulignant : « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division. Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois : on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère » (Luc 12 : 51-53).

 

A ce feu, jeté sur la terre avec une telle préméditation, à cette division voulue, minutieusement décrite, vient s’ajouter le thème de la haine. Thème qui réduit à néant la sérénade de l’amour, de l’amour du prochain ou celle de la tolérance : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple » ! (Luc 15 : 26).

 

Ainsi, le prétendu pacifisme messianique, du vivant même de son auteur, tourna à la division, à la bataille et au combat par le glaive, avec une haine jamais démentie ! Car c’est ainsi, en fait, que le Christianisme fut répandu de par la terre, et non l’Islam. Il suffit de passer en revue les livres d’Histoire d’avant, durant ou après le Moyen-Âge, en passant par les Inquisitions, les Investitures et l’obscurantisme imposés, comme il suffit de feuilleter les livres traitant de l’histoire des missionnaires et des missions chrétiennes de par la terre, pour être pris de nausées et d’écœurement. Que ce soit les guerres entre chrétiens et païens, ou surtout, entre chrétiens et chrétiens, à partir de la déification de Jésus en 325, au Ier concile de Nicée, le bilan n’est qu’un désastreux carnage, que rien ne peut vraiment décrire... Le bilan ne révèle qu’un dénominateur commun : l’éradication d’autrui.

 

Malheureusement, on ne peut que constater, du début jusqu’à la fin, combien l’Histoire de l’Occident est surchargée de meurtres et de vandalismes, combien elle est submergée de sangs et de complots. Mais l’Occident paraît oublieux de ses sources ou de ses racines chrétiennes, de ses structures profondes, de ses guerres, de ses hostilités, secrètes ou déclarées, de ses Croisades, de ses épisodes coloniaux, de son installation brutale en se partageant la carte et les biens du monde. Comme il semble fort oublieux de sa traite négrière, qui demeura jusqu’au XXe siècle, de ses viles astuces politiques, à ne citer que l’implantation des sionistes en terre de Palestine, bien avant 1948, car nul n’ignore que c’est « l’œuvre même de l’Occident et de l’Occident le plus Haïssable » comme le dit justement F. Braudel (Grammaire des Civilisations p. 130). A quoi s’ajoute le tout nouveau chapitre, provoquant et malhonnête à la fois, qui semble fallacieusement débuter avec le 11 septembre 2001, mais qui fut diaboliquement préparé, de longue date, car jusqu’à présent aucune preuve légale n’a pu justifier la prétendue riposte... Il suffit de lire le tout premier livre qui parut sur ce crime, l’ouvrage de Thierry Meyssan, sur l’Effroyable imposture, pour s’en rendre compte.

 

Reste à voir de près le mot Jihād en Islam, dont la guerre ne représente, en fait, qu’une partie de ses sens variés. Cependant, il serait difficile de relever tous les Versets qui traitent du mot Jihād et ses variations, car la traduction en français varie selon le contexte. Nous citons à titre d’exemples, les Versets suivants :

 

* - « Et Nous Recommandâmes à l’homme de faire le meilleur envers ses père et mère. Et s’ils te poussent (jāhidāk) à M’associer ce dont tu n’as aucune science, ne leur obéis donc pas. Vers Moi sera votre retour, Je vous Informerai alors de ce que vous faisiez. » (29 :8) ;

 

* - « Et s’ils te poussent (jāhidāk) à M’associer ce dont tu n’as aucune science, ne leur obéis donc pas, et tiens-leur compagnie dans le monde avec bienveillance. » (31 : 15) ;

 

* - « Ceux qui accusent les volontaires en aumône, parmi les croyants, ou ceux qui ne trouvent que leurs efforts (juhdahum), et se moquent d’eux : Allah s’Est Moqué d’eux et ils auront un douloureux châtiment. » (9 : 79) ;

 

* - « Et ceux qui devinrent croyants disent : "Sont-ce ceux-là, ceux qui ont juré par Allah, de tous leurs serments (juhd aymānahum), qu’ils sont avec vous" ?! Vaines ont été leurs œuvres, alors ils furent des perdus. » (5 : 53).

 

Le mot Jihād revient dans quarante et un Versets du Qur’ān, sous la forme de dix-sept dérivés et variations. Et il revient, indirectement, sous-entendu sous le terme de combat, plus d’une vingtaine de fois. Le contenu de ces Versets englobe les différents emplois du terme dans le domaine guerrier. Seront donc cités la plupart des Versets qui ont trait avec le Jihād : ses normes et ses préceptes, ses causes, ses préparatifs, sa rémunération ; le Jihād pour l’Appel ; le Jihād pour la voie d’Allah ; et le péché de manquer au Jihād :

 

* - « Le Combat vous a été prescrit et c’est une abomination pour vous ; mais il se peut que vous haïssiez quelque chose et que ce soit un bien pur vous, et il se peut que vous aimiez quelque chose et que ce soit un mal pour vous. Cependant, Allah Sait et vous ne savez pas. » (2 : 216) ;

 

* - « Ils t’interrogent sur le combat durant le mois sacré, dis : « Y combattre est une lourde coulpe, écartement de la cause d’Allah et mécréance envers Lui et la Mosquée Sacrée. Mais en expulser ses habitants est encore plus grave pour Allah. La sédition est plus grave que le meurtre; et ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à ce qu’ils vous détournent de votre Religion, s’ils peuvent. Et celui qui apostasie d’entre vous de sa Religion et qui meurt en étant mécréant : ceux-là alors vaines seront leurs actions dans le monde et dans la vie Future ; ceux-là sont les condamnés au Feu ; ils s’y éterniseront » (2 : 217) ;

 

* - « Le mois sacré pour le mois sacré, et aux choses sacrées, talion équivalent. Quiconque alors vous agresse, agressez-le dans la mesure de son agression contre vous. Craignez Allah et sachez qu’Allah Est avec ceux qui craignent » (2 : 194) ;

 

* - « Et préparez-leur tout ce que vous pourrez comme forces et licous de chevaux pour que vous en épouvantiez l’ennemi d’Allah, votre ennemi, et d’autres qu’eux, que vous ne connaissez pas. Allah les Connaît. Et quelle que soit la dépense que vous ferez pour la cause d’Allah, elle vous sera entièrement acquittée, et vous ne subirez aucune injustice » (8 : 60) ;

 

* - « Combattez pour la cause d’Allah, ceux qui vous combattent et n’agressez point, car Allah n’Aime point les agresseurs » (2 : 190) ;

 

* - « Et tuez-les où vous les saisirez, expulsez-les de là où ils vous ont expulsés : la sédition est pire que le meurtre. Ne les combattez pas auprès de la Mosquée Sacrée à moins qu’ils ne vous y combattent. Si alors ils vous combattent, tuez-les. Telle est la punition des mécréants » (2 : 191) ;

 

* – « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que la Religion soit pour Allah. Si jamais ils s’arrêtent : pas d’agression, sauf contre les injustes » (2 :193) ;

 

* - « Il a été permis à ceux qui sont combattus, de se défendre, en raison de l’injustice qu’ils ont subie. Certes, pour leur donner victoire, Allah Est sûrement Omnipuissant. Ceux qui furent expulsés de leurs demeures sans aucune juste cause, rien que pour avoir dit : "Notre Seigneur Est Allah" » (22 : 39,40) ;

 

* - « (...) et combattez les polythéistes en totalité comme ils vous combattent en totalité. Sachez qu’Allah Est avec ceux qui le craignent » (9 : 36) ;

 

* - « Et s’ils veulent te trahir, ils ont déjà trahi Allah auparavant, c’est pourquoi Il Donna prise sur eux. Allah Est Tout-Scient, Sage » (8 : 71) ;

 

* - « Et s’ils parjurent, après avoir conclu leur pacte, et s’attaquent à votre religion, alors tuez les meneurs de la mécréance, qui ne tiennent point serment, peut-être cesseraient-ils » (9 : 12) ;

 

* - « Ceux d’entre eux avec qui tu conclus un pacte, puis chaque fois ils violent leur pacte et ils ne craignent point. Si tu les saisis à la guerre, effarouche par eux ceux qui sont derrière eux, peut-être se souviendraient-ils. Et si tu redoutes une trahison de quelques gens, rejette [le pacte] avec loyauté. Certes, Allah n’Aime point les traîtres » (8 : 56-58) ;

 

* - « Oh Prophète, combats les mécréants et les hypocrites, et sois rude envers eux. Leur refuge sera la Géhenne, piètre destin » (66 : 9) ;

 

* – « Et s’ils s’inclinent pour la paix, incline-toi aussi et fie-toi à Allah. Il Est, Lui, l’Omni-Audient, le Tout-Scient » (8 : 61) ;

 

* – « (...) Mais s’ils battent en retraite, et ne vous combattent plus, ou s’ils vous proposent la paix, Allah ne vous Donne alors aucun moyen contre eux. Vous trouverez d’autres qui veulent obtenir votre amāne et obtenir l’amāne de leur gens. Chaque fois qu’ils sont poussés à la sédition, ils y sont repoussés. Mais s’ils ne battent pas en retraite, et ne vous proposent pas la paix, et ne déposent pas les armes, prenez-les alors et tuez-les où vous les saisirez. Et ceux-là, Nous vous Donnerons contre eux un pouvoir évident » (4 : 90,91) ;

 

* – (...) S’ils se repentent, accomplissent la prière, s’acquittent de la Zakât, libérez-les. Certes, Allah Est Absoluteur, Miséricordieux » (9 : 5) ;

 

* – « Et si un des polythéistes te demande refuge, donne-lui refuge afin qu’il entende les paroles d’Allah, ensuite fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Cela, parce que ce sont des gens qui ne savent pas » (9 : 6) ;

 

* - « Que ceux qui troquent la vie Future contre la vie terrestre combattent donc pour la cause d’Allah ! Quiconque combat pour la cause d’Allah et qu’il soit tué, ou qu’il vainque, Nous lui Accorderons une immense rémunération » (4 : 74) ;

 

* - « Et ne considère point ceux qui sont tués pour la cause d’Allah, comme morts, bien au contraire : ils sont vivants auprès de leur Seigneur et reçoivent leur subsistance » (3 : 169) ;

 

* - « Ceux qui ont émigré et furent expulsés de leurs demeures, qui ont souffert pour Ma cause, qui ont combattu et furent tués, J’Expierai sûrement leurs mauvaises actions » (3 : 195) ;

 

* - « Ruez-vous légers ou alourdis, luttez avec vos biens et par vous-mêmes pour la cause d’Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez. » (9 : 41) ;

 

* - « Certes, Allah A Racheté des croyants leurs âmes et leurs biens, par le Paradis qui sera à eux. Ils combattent pour la cause d’Allah, ils tuent et ils sont tués » (9 : 111) ;

 

* - « Croyez en Allah et en Son Messager, luttez pour la cause d’Allah avec vos biens et par vous-mêmes. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez. » (61 : 11) ;

 

* - « Certes, Allah Aime ceux qui combattent pour Sa cause, en rang, comme s’ils étaient un édifice bien consolidé » (61 : 4 ) ;

 

* - « Combats donc pour la cause d’Allah, tu n’es chargé que de toi-même. Et incite les croyants, puisse Allah mettre fin à la guerre de ceux qui devinrent mécréants. Allah Est plus Fort en rigueur et plus Fort en supplice » (4 : 84) ;

 

* - « Et si vous êtes tués pour la cause d’Allah, ou si vous mourez, c’est sûrement une absolution de la part d’Allah et une miséricorde bien meilleurs que ce qu’ils amassent » (3 : 157) ;

 

* - « Et luttez pour Allah comme il se doit de lutter pour Lui » (22 : 78) ;

 

* - « O vous qui devîntes croyants, persévérez, rivalisez de persévérance, soyez aux aguets et craignez Allah, peut-être cultiveriez-vous » (3 : 200) ;

 

* - « O vous qui devîntes croyants, lorsque vous rencontrez ceux qui devinrent mécréants s’avançant, ne vous détournez point d’eux en fuyant. Et quiconque leur tourne le dos ce jour-là, si ce n’est par stratagème pour un combat ou pour aller se rallier à un groupe, celui-là encourt une colère de la part d’Allah : son gîte sera la Géhenne. Piètre destin ! » (8 : 15,16).

 

Tel qu’on vient de le lire, le combat est prescrit par Allah. Il est prescrit bien qu’il soit une abomination en soi, mais c’est un mal qui contient du bien. Dès le début, le sens du combat guerrier est nettement délimité dans cette prescription. Il est abomination, car il écarte du culte, écarte de l’adoration à laquelle l’être humain se doit d’accomplir sans distractions, puisqu’elle est le motif de sa présence ou sa raison d’être.

 

Le Jihād est un combat conditionné, quant à ses normes, à son but, à son déroulement, à ses conditions ou à ses effets. Un combat conditionné par la noblesse de caractère et la juste mesure. Ne pas combattre durant le mois sacré, le Ramadan ; ne pas combattre dans la Mosquée Sacrée, à moins que les mécréants n’y mènent le combat dans son enceinte, la raison suprême du Jihād étant la défense de la Religion.

 

Les causes de ce Jihād sont nettement précisées : l’expulsion des musulmans de leurs demeures ; les séditions que mènent les mécréants, car la sédition est considérée plus grave que le meurtre. Contre quoi il est prescrit aux musulmans de préparer toutes leurs forces, pour épouvanter, pour effaroucher, et point pour massacrer ou anéantir au fil de l’épée !

 

Comme règle divine, il est dit : ne jamais agresser, ne jamais commencer l’attaque, mais se défendre, dans la mesure de l’agression subie. Si l’ennemi trahit, et il a l’habitude de trahir, de parjurer, de s’attaquer à l’Islam, alors il faut tuer « les meneurs de la mécréance » qui ne tiennent point serment. ! C’est là que le combat se doit d’être rude. Cependant, si ces ennemis, si ces traîtres mécréants qui corrompent et dénaturent les Textes sacrés ou les pactes, si ces hypocrites semeurs de sédition, ces polythéistes, battent en retraite ou s’ils proposent la paix et ne combattent plus, les musulmans se doivent de s’abstenir du combat et d’accepter la paix. Bien plus, si ces mécréants se repentent, accomplissent la prière, s’acquittent de la Zakât, ils sont libérés. Il n’est dit nulle part qu’ils doivent même adopter l’Islam. Ce qui est précisé clairement dans le Qur’ān, à leur égard, est net : « Et que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y Révéla. Quiconque n’a pas jugé d’après ce qu’Allah Révéla, ceux-là alors sont les pervertis » (5 : 47). Si alors les gens de l’Evangile ont manipulé leurs Textes, s’ils ont caché ou éliminé les Textes Révélés, s’ils ont dévié du droit chemin, ou s’ils sont considérés pour cela des «pervertis», par Allah, ce n’est pas la faute aux musulmans mais à leurs propres actes !

 

L’autre côté du Jihād, qui précise de combattre pour la cause d’Allah, pour instaurer le monothéisme, est un devoir qui incombe à tous les croyants, qui doivent lutter avec leurs biens et par eux-mêmes, en persévérant, en rivalisant de persévérance ; lutter en rang, unis et non en désaccord, sans fuir ou tourner le dos à la lutte. Mais c’est une lutte qui doit être menée par la sagesse et la bienveillante exhortation, par la discussion de la façon la meilleure. Quant à la rémunération, ceux qui meurent pour la cause d’Allah, sont vivants auprès de leur Seigneur et reçoivent leur subsistance : Ils ont le Paradis comme demeure, et verront expiées leurs mauvaises actions. Ce combat pour la Cause d’Allah, a pour conséquence d’être une absolution et une miséricorde à la fois.

 

Le Jihād en Islam, dans le strict domaine de la guerre, sera étudié dans la partie suivante, non seulement à travers les Versets du Qur’ān, mais aussi à travers les Hadiths du Prophète, qui complètent, par la pratique, les détails précis. Ce qui prouve à quel point les accusations imputées au mot Jihād sont catégoriquement mal fondées. Il est prescrit pour la défense de la foi, la défense du territoire, la défense des croyants qui y vivent, et la défense du système étatique, récemment instauré, qui donna pouvoir et efficacité à cette société. Il est loin d’être un combat qui vise à l’extermination d’autrui, à l’anéantissement de l’adversaire, à annihiler sa présence. Il est surtout loin de ce critère biblique, qui impose, sous peine d’être maudit éternellement, de ne point garder son épée de répandre le sang ! Férocité inhumaine, que les fanatiques dirigeants du sionisme appliquent aveuglément et impunément surtout nos jours. Car ce crime, qu’aucune expression ne peut décrire, ces atrocités sauvages qui se passent en Palestine, contre un peuple démuni de tout, à part son droit à part entière, sur cette terre, sur Sa Terre, demeurera, pour la vie, une honte ineffaçable de l’Histoire du sioniste et de la chrétienté qui le seconde inconditionnellement. Une honte qui couvre et couvrira l’Occident qui sait se taire, qui a l’habitude de se taire, tant qu’il s’agit de l’Islam ou des musulmans à éradiquer !

 

Cette mission suprême de la défense de la foi et des croyants, de la diffusion absolue du message divin, à travers une dimension éthique peu connue, une dimension toute de constance, de persévérance, d’humble obéissance, fait du Jihād un élan juste à l’opposé de ce que l’on trouve dans les écrits des deux Révélations monothéistes précédentes. Car la notion d’institutions d’affrontement avec l’autre s’est sublimée dans la notion d’effort sur soi, grâce à la raison absolue du Jihād, qui constitue un devoir de justice. C’est ce qui explique le succès si rapide, si complet, si inattendu, accompli par les jeunes forces musulmanes, élancées avec ferveur contre les Empires byzantin et sassanide. Cette réussite n’était point due seulement à l’enthousiasme de la croyance ou à la profonde conviction religieuse, vraie et victorieuse à la fois, mais aussi et surtout à la réalité historico-sociale de ces deux empires, qui sortaient tous deux d’une lutte sanglante. Une lutte qui les avait opposés jusqu’en 628, rivalisant de concurrence pour la domination du Proche-Orient.

 

Affaiblis par ces luttes, ces deux empires souffraient de considérables difficultés intérieures. L’Empire byzantin, sous l’égide d’Héraclius, vivait de profondes querelles religieuses, de caractère persécutif, mené par les orthodoxes de Constantinople, contre les monophysites et les jacobites de Syrie et de l’Egypte. De sorte que les habitants de ces deux pays accueillirent avec une ferveur sincère, les musulmans qui étaient carrément plus tolérants. L’exemple se perpétua, avec des détails plus ou moins variés, selon les circonstances de chaque pays.

Cette tolérance, cette simple clarté des prescriptions divines islamiques, cet humanisme profond et équitable, fit qu’en douze ans, de 633 à 645, la Mésopotamie, la Palestine, la Syrie et l’Egypte ont connu la délivrance des persécutions fanatiques, grâce à l’Islam et grâces aux musulmans. C’est ce qui confirme et donne crédit au phénomène de l’expansion de l’Islam, qui demeure un des faits les plus marquants et les plus constants de l’histoire du monde, depuis le premier tiers du VIIe siècle.

 

Cette clarté des prescriptions divines islamiques, scrupuleusement gardées intactes, depuis la Révélation du Qur’ān jusqu’à la fin des temps, est-il dit, revient au fait qu’il n’y a point d’"alchimie" imposée par un obscurantisme quelconque, point de messianisme, point d’histoire organisée, remaniée, réajustée ou manipulée, point de messie, de médiateur ou de médiation ourdie, point de rédempteur ou de rédemption inventée de toute pièce ! Rien de toutes ces machinations ecclésiales. Rien qu’un simple choix à faire entre le bien et le mal, entre le licite et l’illicite, entre un chemin de rectitude, nettement prescrit, et une tortuosité louvoyante. Un choix perpétuel que doit faire chacun des êtres humains, et qui le place tout seul, face à son Créateur, n’ayant que ses propres actions, délibérément choisies, pour passer son examen du Jugement Dernier.

 

Dans le déroulement historique de la société, signalons que durant la période mekkoise, l’essentiel de la notion du Jihād était centré sur l’Appel, sur la divulgation du Qur’ân, de ses enseignements et de ses prescriptions. Après l’émigration à al-Madinah, se forma la première société islamique. Un Etat composé des émigrés qui accompagnaient le Prophète, des nazaréens qui les y accueillirent, des juifs qui décidèrent de vivre avec les musulmans. Une société réglée par une constitution et un nouveau système d’Etat, sur lequel veille un responsable de maintenir l’ordre en cette société naissante.

 

Une fois établie, cette société avait à préserver ses frontières et ses ports, avait à les défendre contre toute attaque, avait à combattre violemment tous ceux qui interviennent pour accaparer ou porter atteinte à ce système basé sur l’équité. Comme elle avait à combattre ceux qui résistaient à l’Appel, en ourdissant des complots contre l’Etat, ou ceux qui persistaient à adorer les idoles. Ce combat, ce Jihād, se devait d’être mené selon les préceptes du Qur’ān : « Appelle à la Cause de ton Seigneur par la sagesse et la bienveillante exhortation, et discute avec eux de la façon la meilleure » (16 : 125). Sagesse et bienveillante exhortation, et point par contrainte, puisqu’il est dit clairement dans d’autres Versets qu’on n’est chargé que de la transmission, de la transmission évidente :

 

* - « Obéissez à Allah, obéissez au Messager, et prenez garde ! Si jamais vous vous écartez, sachez qu’à Notre Messager n’incombe que la transmission évidente » (5 : 92) ;

* - « Soit que Nous te Montrions une part de ce que Nous leur Promettons, ou que Nous te Rappelions, il ne t’incombe que la transmission, et à Nous incombe le jugement » (13 : 40) ;

* - « Rappelle donc, tu n’es qu’un rappeleur : tu n’es pas un dominateur, pour eux » (88 : 21,22) ;

* - « Si donc ils se détournent, Nous ne t’Avons point Envoyé pour eux comme conservateur : il ne t’incombe que la transmission » (42 : 48).

 

Tel qu’on le voit, même le Prophète, n’avait qu’à transmettre le Message, sans la moindre contrainte, sans la moindre domination. Une transmission par la sagesse et par la bienveillante exhortation, et non par l’extermination ou par l’éradication des peuples. C’est une vérité soutenue par l’Histoire même des combats, menés par les musulmans, que ce soit du temps du Prophète ou plus tard. Ce qui démentit et élimine toute accusation, tissée et imposée, à travers des siècles, disant que l’Islam a été répandu par l’épée.

 

N’est-il pas temps, après tant d’accusations démenties, que l’Occident dans son ensemble, orientalistes, missionnaires et médias, en particulier, révisent leurs agressivités, reconsidèrent leurs attitudes obstinées, qui ne portent atteinte, au fond, qu’à leur probité ?! N’est-il pas temps d’avouer et de condamner les faussetés incluses ou imposées, dans toutes sortes de documents, depuis des siècles, et de mettre fin à ces fraudes qui falsifient la réalité, qui discréditent leurs auteurs, et qui trompent surtout le lecteur occidental par leur contenu mensonger ? Lecteur qui finit par avoir une sorte de haine innée, à l’égard de l’Islam et des musulmans... N’est-il pas temps, après tant de massacres et de boucheries ourdis, préparés de concert, entre les différentes institutions maffieuses, étatiques, politiques, et ecclésiastiques, de comprendre que l’Islam est la troisième et dernière Révélation du Monothéisme, qu’il a été Révélé, entre autres, pour remédier aux deux premières qui ont été manipulées ?! Et de comprendre, surtout, que la Vérité finit toujours par éclater ?!

 

8 octobre 2012

 

http://www.alterinfo.net/Le-Jih%C4%81d-en-Islam-1-2_a82276.html

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