jeudi 18 octobre 2012

Bataille pour sauver les enfants irakiens - Les enfants de Falloujah tombés dans l’oubli

Des centaines d’enfants irakiens, en détresse, malades et ou blessés, meurent dans les hôpitaux irakiens faute de médicaments et d’équipements de base. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ne respectent pas la Convention de Genève et celle de la Haye portant sur leurs obligations en tant que puissances occupantes de «répondre aux besoins médicaux de la population»

Joszik

 

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Cela fait la troisième fois que les enfants irakiens sont pris dans une guerre. Et malgré maints cris d’alarme lancés par de nombreuses ONG et des organisations de défense des droits humains, le monde n’a jusqu’ici pas réagi à la détérioration des conditions des enfants en Irak, ou demander des comptes aux puissances occupantes, la Grande Bretagne et les Etats-Unis, pour les souffrances endurées par ces enfants.

 

Une équipe comprenant 100 docteurs irakiens et britanniques, soutenus par des juristes internationaux, dont Harvey Golstein, professeur de statistiques sociales à l’Université de Bristol, et Bill Bowring, un avocat et professeur de droit au collège Birkbeck, sont parmi ceux qui disent que les conditions dans les hôpitaux irakiens violent la Convention de Genève qui exige des puissances occupantes, la Grande Bretagne et les US, de protéger la vie humaine, et ont signé une lettre envoyée à Downing Street (résidence du Premier Ministre britannique ndlt) dans laquelle ils avertissent que des enfants irakiens meurent dans les hôpitaux du fait du manque d’équipement de base qui coûtent à peine 95p (un peu plus d’un euro).

 

Dans la lettre, qui a fourni des estimations détaillées sur la sinistre situation en Irak et sur la détresse des enfants, les docteurs ont demandé à Tony Blair de mettre fin aux pénuries de médicaments dans ce pays ravagé par la guerre.

 

Parmi les signataires de la lettre, Chris Burns-Cox, médecin consultant au Gloucester Royal Hospital; Dr Maggie Wright, directrice de l’unité de soins intensifs à l’hôpital Universitaire James Page ; Professeur Debbie Lawlor, professeur d’épidémiologie et de Santé Publique au Collège universitaire de Londres; Professeur George Davey Smith, professeur d’épidémiologie clinique à l’Université de Bristol; Dr Philip Wilson, chercheur clinique à l’Université de Glasgow ; et le Dr Heba al-Naseri, qui a fait l’expérience des conditions dans les hôpitaux irakiens. Le Dr al-Naseri, a travaillé à la maternité de l’hôpital de Diwaniyah et à l’hôpital universitaire de Diwaniyah.

 

Selon les estimations des docteurs, les pénuries de médicaments et d’équipements médicaux de première nécessité sont la cause de la mort de centaines d’enfants dans les hôpitaux irakiens.

 

« Des enfants malades ou blessés qui pourraient autrement être traités avec des moyens simples sont abandonnés à la mort par centaines parce qu’ils n’ont pas accès aux médicaments de base et autres ressources, » ont dit les docteurs.

 

« Des enfants qui ont perdu des mains, des pieds, des membres ne peuvent bénéficier de prothèses. Des enfants en état de grave détresse psychologique ne sont pas traités » dit la lettre.

 

Des bébés nouveaux nés sont ventilés avec des tuyaux en plastique dans leurs nez, et meurent faute d’avoir un masque à oxygène. Et dans la plupart des cas, ils meurent à cause de la pénurie de fioles de vitamine K ou d’aiguilles stériles, tout cela coûtant un peu plus d’un euro.

 

Les médecins craignent le développement de maladies infectieuses d’un bébé à l’autre à cause du manque de gants chirurgicaux qui coûtent environ 10 centimes d’euros.

 

« Amin, un nouveau né a du être alimenté avec du lait en poudre, dilué avec de l’eau du robinet. Il n’y avait pas assez d’argent pour acheter du lait de qualité et de l’eau en bouteille – l’augmentation de leur prix dépasse celle de l’augmentation des salaires depuis 2003. Les problèmes avec les coupures d’électricité intermittentes, et la fourniture de gaz, impliquent qu’on ne peut garantir la fourniture régulière d’eau bouillie. L’eau du robinet a de forte chance d’être contaminée à cause des eaux stagnantes et des systèmes d’égouts », selon la lettre qui décrit des cas tragiques dans ces hôpitaux.

 

Parmi les autres cas tragiques décrits dans cette lettre, celui d’un enfant qui est mort à cause du fait que le docteur n’avait qu’une seringue stérile pour adulte et n’a pu trouver une aiguille suffisamment petite pour la veine de l’enfant.

 

La lettre demande à la Grande Bretagne, l’une des puissances occupantes selon la résolution UN 1483, de se mettre en conformité avec la Convention de Genève et celle de la Haye qui exigent, de même que des US, « de maintenir l’ordre et répondre aux besoins médicaux de la population. »

 

« Ils ne le font pas et l’effet de ce non respect touchent les enfants irakiens dans les hôpitaux avec une férocité qui augmente » ont dit les médecins qui ont aussi insisté pour que le gouvernement Blair rende des comptes sur les 33 billions de dollars en fonds de développement pour l’Irak qui auraient du couvrir les besoins des hôpitaux de façon à éviter cette catastrophe. On estime que 14 billions de dollars ont disparu via la corruption, le vol et le paiement de mercenaires, selon le journal britannique « The Independent. »

 

Nicolas Wood, un architecte qui a dirigé cette initiative, a dit que les médecins ont des preuves filmées que des bébés avaient été jetés dans des boîtes en carton.

 

« Dans un hôpital, il y avait 3 bébés pour 1 incubateur. Les incubateurs datent d’il y a 36 ans et sont reliés les uns aux autres avec du fils de fer et du ruban adhésif. Ce sont des épaves. A l’unité ils coûtent 5000 livres sterling (environ 7500 euros), mais c’est rien comparé au prix d’un missile, » a-t-il dit.

 

Extraits d’un article paru sur le Magazine aljazeera (Londres) en ligne :

http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=12873

 

Les enfants de Falloujah tombés dans l’oubli

 

Un œil au milieu du front, une bosse colossale sur le dos, une double tête voire aucune tête. Voilà comment naissent aujourd’hui les enfants de Falloujah.

 

Si vous vous demandez s’il existe vraiment un enfer, ne cherchez plus. Falloujah, ce lieu intemporel où des "bébés-monstres" naissent et - pour certains - grandissent parmi leurs semblables, oubliés de ce monde et condamnés à la fatalité.

 

Si l’on en croit les photos choc et les journalistes témoins, les entrailles du diable se trouvent bel et bien sur Terre. Pourtant, ce n’est pas la main divine qui a créé ce mouroir, mais les Hommes eux-mêmes.

 

Il s’agit sans surprise d’une ville en Irak, située à 69 kilomètres à l’ouest de Bagdad. Tout a commencé il y a quelques années, lorsque les forces armées américaines étaient venues sauver les irakiens des griffes de leur dictateur. Au nom de la démocratie et de la liberté, les américains ont déclenché une bataille sanglante dans la localité de Falloujah, bastion de l’insurrection sunnite. C’était dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004, les soldats de l’opération "Phantom Fury" ont littéralement réduit la ville en cendres, avant d’en prendre possession. Bilan humain : une centaine de morts, des milliers de blessés. Pas seulement.

 

Dans cette ville de 300 000 habitants, les femmes et les enfants n’ont pas été les seules victimes des bombardements. Au fil des années, le bilan des pertes civiles s’est alourdi. La bataille de Falloujah a fait des morts alors qu’ils n’étaient même pas encore nés ! Difficile à croire… C’est pourtant le cas. Sur place, chaque famille déclare avoir un "enfant-monstre" à la maison. Sans parler du taux anormal de morts, malformations, cancers et autres maladies infantiles. L’ère nucléaire est née.

 

Les chiffres font peur. Le poids des "maux" pèse sur les consciences. Le choc des photos titille nos émotions. Et puis, la réalité reprend le dessus. Chacun retombe dans son quotidien, tout le monde tourne la page. Dans ce cas, qui agit vraiment ? N’est-il pas du devoir des médias de relayer l’information et de réveiller les consciences ?

 

Certains chercheurs ont publié des rapports sur l’utilisation d’armes chimiques par l’armée US. Tous les quotidiens du monde ont rédigé un papier ou deux sur le massacre de Falloujah. Des photos et des articles circulent sur Internet. Une poignée de journalistes vont même jusqu’à dénoncer ouvertement la responsabilité américaine. Mais au final, l’information est passée sous silence. Les médias en parlent un peu. Pas assez. Visiblement pas assez pour faire intervenir les garants des Droits de l’Homme dans cette ville déchue et tombée dans l’oubli.

 

Plus d’un demi siècle après la catastrophe d’Hiroshima, il semblerait que l’Histoire se répète sans fin. "La Der des Ders" ?

 

LES USA ONT-ILS COMMIS DES CRIMES DE GUERRE ???

 

 

En effet, avant 2003 naissaient à Fallujah (Iraq), 1050 bébés de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 garçons pour 1000 filles, ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas, révèle le Dr. Chris Busby.

 

Le reportage suivant de Reportage Sky News pose la question d’une atteinte criminelle à l’intégrité de l’espèce humaine, pour s’emparer des ressources de l’Irak notamment de son pétrole et aussi pour l’installation de bases militaires stratégiques pour contrôler le Moyen Orient. :

 

" « Je viens juste de regarder une rediffusion d’une émission d’Al-Jazeera préparée par Ahmad Mansour - une entrevue avec le professeur Chris Busby. Le professeur Chris Bubsy est un scientifique et le directeur de Green Audit, et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks].

 

Le professeur Busby a produit beaucoup d’articles sur les radiations, l’uranium et la contamination dans des pays tels que le Liban, le Kosovo, Gaza et naturellement l’Irak.

 

Je vais me focaliser ici sur ses dernières découvertes qui étaient le sujet du programme diffusé sur Al-Jazeera.

 

Comme certains d’entre vous le savent, Fallujah est une ville interdite. Elle a été soumise à d’intenses bombardements en 2004, avec des bombes enrichies à l’uranium [DU] et au phosphore blanc, et depuis elle est devenue zone interdite - ce qui signifie que les autorités fantoches irakiennes et les forces d’invasion/d’occupation des États-Unis ne permettent à personne d’entreprendre une véritable étude dans Fallujah. Fondamentalement, Fallujah est sous état de siège.

 

Il est évident que les Américains et les Irakiens savent quelque chose et le cachent au public. Et c’est là qu’entre en scène le professeur Chris Busby. Il était et est toujours résolu à aller au fond de ce qui s’est passé dans Fallujah en 2004.

 

Étant un des premiers scientifiques dans son domaine, il s’est lancé dans une étude sur Fallujah dont les résultats préliminaires seront publiés dans 2 semaines - si tout se passe bien.

 

Le professeur Busby a rencontré beaucoup d’obstacles alors qu’il entreprenait ce projet. Ni lui ni personne de son équipe n’a été autorisé à entrer dans Fallujah pour y conduire des entretiens. Mais, dit-il, quand la porte principale se ferme, il faut trouver d’autres portes à ouvrir. Et c’est ce qu’il a fait. Il est parvenu à réunir une équipe d’Irakiens de Fallujah afin que ceux-ci mènent les enquêtes pour lui.

 

Le projet de recherche s’appuie sur 721 familles de Fallujah, ce qui représente 4500 participants - vivant aussi bien dans des zones à niveau élevé de rayonnement que dans des zones à bas niveau. Les résultats ont été comparés avec un groupe de contrôle - un échantillon du même nombre de familles vivant dans une zone non radioactive dans d’autres pays arabes. Pour les besoins de l’étude ont été choisis trois autres pays pour la comparaison : le Koweït, l’Egypte et la Jordanie.

 

Avant d’aborder les résultats préliminaires, je dois noter ce qui suit :

 

les autorités irakiennes ont menacé tous les participants de cette enquête d’arrestation et de détention si elles coopéraient avec les « terroristes » qui les interviewaient. En d’autres termes, elles ont été menacées d’être sous le coup de la loi anti-terroriste.

 

Les forces des États-Unis ont interdit au Dr. Busby de recueillir n’importe quelle donnée, argüant du fait que Fallujah est une zone insurrectionnelle.

 

Les médecins de Fallujah ont décliné la demande de passer dans le programme télévisé d’Ahmad Mansour parce qu’ils avaient reçu plusieurs menaces de mort et craignaient pour leurs vies.

 

En d’autres mots, l’étude a été entreprise dans des conditions très difficiles et représentant un danger pour la vie [des participants]. Mais elle a néanmoins été menée à bien.

 

Comme le programme n’a pas été téléchargé sur You tube, je ne peux pas donner de transcription mot-à-mot de l’émission. J’ai pris des notes rapides à la main et mémorisé le reste. Mais je ferai de mon mieux pour présenter tous les faits que j’ai appris aujourd’hui. Qu’est-ce donc que les Etats-Unis et leurs marionnettes irakiennes ne veulent pas que le public sache ? Et pourquoi ne permettent-ils aucune mesure des niveaux du radiation dans Fallujah, et pourquoi ont-ils même interdit à l’AIEA [nternational Atomic Energy Agency] d’entrer dans la ville ?

 

Que s’est-il exactement passé dans Fallujah ? Quels étaient les types de bombes utilisées ? Était-ce uniquement des bombes à l’uranium ou y avait-il encore quelque chose d’autre ?

 

1) Une chose qui est très impressionnante dans Fallujah est que les taux de cancer ont nettement augmenté dans un très court laps de temps, en fait depuis 2004. Voici des exemples fournis par le Dr. Busby :

 

le taux de leucémie d’enfant est de 40 fois plus élevé, depuis 2004, que pendant les années qui précédent. Et comparé à la Jordanie, par exemple, ce taux est de 38 fois plus élevé

le taux de cancer du sein est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004

 

le taux de cancer du système lymphatique est de 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.

 

2) Une autre particularité à Fallujah est l’élévation dramatique du taux de mortalité infantile. Comparé à 2 autres pays arabes comme le Koweït et l’Egypte qui ne sont pas affectés par les radiations, voici les chiffres :

 

le taux de mortalité infantile pour Fallujah est 80 enfants en bas âge sur 1000 naissances (80 pour 1000), alors que pour le Koweït ce taux est de 9 enfants en bas âge sur 1000, et pour l’Egypte de 19 enfants en bas âge sur 1000. (Donc le taux de mortalité infantile en Irak est 4 fois plus élevé qu’en Egypte et 9 fois plus élevé qu’au Koweït.)

 

3) La troisième particularité à Fallujah est le nombre de déformations d’origine génétique qui a explosé après 2004. C’est un sujet que j’ai déjà traité dans le passé. Mais ce n’était pas une étude complète, et aujourd’hui j’ai appris autre chose. Les rayonnements produits par un agent qui a été employé par « les forces de libération » causent non seulement de très nombreux défauts d’origine génétique mais provoque également, et c’est très important, des changements structurels au niveau cellulaire.

 

Quelles en sont les conséquences ?

 

En raison du code génétique des enfants en bas âge de sexe masculin (manque de chromosome X), ceux-ci risquent plus de mourir à la naissance, et les enfants en bas âge de sexe féminin ont plus de chance de survivre à la naissance avec de fortes déformations. Et ici un autre exemple est fourni par le Dr. Busby : avant 2003 les taux de natalité dans Fallujah étaient comme suit : 1050 enfants de sexe masculin pour 1000 enfants de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 enfants de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin - ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas.

 

Quant aux bébés de sexe féminin, et c’est là que se trouve le pire de la tragédie... les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN, ce qui signifie que ces même enfants de sexe féminin, s’ils survivent et s’ils se reproduisent plus tard, donneront naissance à des filles génétiquement déformées et à des bébés de sexe masculin morts-nés.

 

Les résultats mentionnés ci-dessus sont corrélés par d’autres études menées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima (en 2007) et qui prouvent que même la troisième génération affiche des malformations génétiques comprenant des maladies chroniques (cancer, cœur, etc...) à un taux 50 fois supérieur à la normale. À Tchernobyl, d’autre part, les études sur des animaux de la même zone ont prouvé que les effets des rayonnements ont génétiquement modifié 22 générations. En somme les effets des rayonnements sont transmis de gène en gène et ont un effet cumulatif avec le temps (je n’entrerai ici pas dans le détail sur la façon dont cela se réalise. Vous pourrez lire plus d’explications à ce sujet une fois que le document du Dr. Busby sera édité).

 

Certaines des déformations infantiles sont si terribles qu’Al-Jazeera et la BBC - qui a produit un documentaire sur le même sujet - ont refusé de diffuser certaines images. Les exemples de malformations dont les photos sont en la possession d’Ahmad Mansour sont :

 

des enfants nés sans yeux

des enfants avec deux et trois têtes

des enfants nés sans orifices

des enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’œil

des enfants nés avec l’absence d’organes vitaux

des enfants nés avec des membres manquants ou en trop

des enfants nés sans parties génitales

des enfants nés avec de graves malformations cardiaques.

 

Etc ...

 

Sur ces mêmes aspects, les médecins de Fallujah ont été invités pour les besoins de l’étude à noter les taux de malformations à la naissance en l’espace d’un mois et de comparer les chiffres avec le mois qui a précédé. Voici les résultats : en l’espace d’un seul mois, les seules naissances avec malformations dans le mois courant ont augmenté de 3 par rapport au mois qui précède (le mois courant indiqué pour l’étude était février 2010).

 

L’uranium est introduit dans le sang par la digestion et la respiration. Les quantités extrêmement élevées d’uranium auxquelles les gens de Fallujah ont été soumis expliquent l’élévation vertigineuse des cancers des ganglions, des poumons, des seins et du système lymphatique chez les adultes.

 

Il y a 40 autres secteurs fortement irradiés en Irak, mais Fallujah est LE PIRE DE TOUS.

 

Rien qu’avec ces résultats préliminaires, le Dr. Busby et son équipe en ont conclu que par rapport à Hiroshima et à Nagasaki, Fallujah était pire. Et je cite le Dr. Busby : « La situation dans Fallujah est effrayante et affreuse, c’est encore plus dangereux et pire qu’à Hiroshima... »

 

J’ai noté que ce sont des résultats préliminaires. Pourquoi ais-je noté cela ?

 

Parce que le Dr. Busby a été harcelé. Il a vu se réduire ses fonds pour la recherches, et des portes se sont fermées sous sous nez. Il a été menacé (comme l’ont été d’autres scientifiques qui ont conduit des études semblables dans les années 90 en Irak), abandonné par la communauté scientifique, attaqué — en raison de la nature de son travail sur l’Irak. Les implications politiques sont énormes et dangereuses pour les Etats-Unis et leurs seconds couteaux. Cela montre bien que la preuve scientifique que des crimes de guerre ont été commis se trouve vraiment ici à portée de main ...

 

En conséquence, la vie du Dr. Busby a été rendue très difficile. La publication sur les travaux de recherche pour lesquels il a énormément travaillé, a été envoyée au Lancet afin d’être soumise au comité scientifique de la revue. Le Lancet a retourné le projet d’article, disant ne pas avoir le temps de l’étudier. Des laboratoires ayant coopéré dans le passé pour examiner des échantillons les ont cette fois-ci retournés après avoir découvert que ces échantillons venaient d’Irak. Seuls 2 laboratoires sont disposés à examiner les mêmes échantillons pour trouver l’agent exact utilisé dans Fallujah - mais ils sont prêts à le faire uniquement à un prix tout à fait exorbitant à cause de la nature sensible de l’étude. Mais en raison du manque d’argent, le Dr. Busby attend les fonds nécessaires pour faire analyser une vingtaine d’échantillons provenant de Falluja et qu’il conserve soigneusement .

 

Questionné par Ahmad Mansour sur ce qui l’incitait à persévérer, quand on considère tous les obstacles formidables qu’il a été obligé de surmonter, sa réponse a été :

 

« Toute ma vie, j’ai cherché la vérité, je suis un chasseur de la vérité dans une jungle de mensonges. J’ai également des enfants. Les enfants sont non seulement notre futur, ils sont les porteurs des générations futures. Depuis 50 ans nous avons souillé la planète (avec les radiations) et nous faisons supporter cet héritage à nos enfants et petits enfants. Nous avons l’obligation pour les gens de Fallujah de découvrir la vérité »

 

Interrogé sur la façon dont il peut poursuivre ses travaux sans financement et face à des portes se fermant devant lui, il a répondu :

 

« Je compte sur la bonne volonté de personnes ici et là qui envoient de petites sommes d’argent, et je suis également  fermement persuadé que si la porte principale se ferme, il faut en ouvrir d’autres. Quand il y a une volonté, il y a toujours un chemin. »

 

Chapeaux bas devant vous ! Professeur Busby...

 

J’incite toutes les personnes lisant ce courrier, toutes les personnes de conscience, je pousse tous les Irakiens (réagissez ! pour l’amour de Dieu !) et tous les Arabes pour prendre contact avec le Dr. Busby et faire une donation afin que les échantillons provenant de Fallujah puissent être examinés et que la vérité puisse être découverte. Et je finirai ce courrier avec une dernière citation de ce grand homme dévoué :

 

« La vérité a des ailes qui ne peuvent être coupées. »

 

Je dois m’arrêter ici. C’est déjà le matin et je n’ai pas encore dormi. J’ai voulu transmettre tout cela au monde... La question que je vais garder avec moi — si jamais je peux fermer l’œil — est la même question que celle que j’ai toujours posée depuis 2003 : « Pourquoi ? Qu’est-ce que le peuple irakien, qu’est-ce que les enfants irakiens vous ont fait pour mériter tout cela ? »"

 

Juillet 2010 - ArabWomenBlues - Vous pouvez consulter cet article à :

http://arabwomanblues.blogspot.com/...

 

Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

 

http://www.alterinfo.net

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