jeudi 31 mai 2012

Nouvel Ordre Mondial: Les banquiers veulent la guerre… La Syrie ou la fabrication du consensus belliqueux

Il aura fallu moins d’une semaine pour que la baudruche propagandiste des va t’en guerre occidentaux ne commence à se dégonfler sérieusement, même si toute la lumière reste à faire sur cet ignoble évènement du massacre de Houla, la situation s’est déjà bien décantée.

Résistance 71

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Où en étions-nous dimanche soir ? L’infâme régime syrien de Bachar Al-Assad avait bombardé son peuple au sein d’un village à l’aide de son artillerie, causant le massacre de plus de cent innocents. S’ensuivit la litanie habituelle de condamnations de la “communauté internationale”, c’est à dire des membres de l’empire anglo-saxon et leurs faire-valoir de l’OTAN, organisant le haro généralisé sur le gouvernement syrien, haro soutenu et promu comme il se doit par les médias à la botte de leurs payeurs, tout ce cirque sans attendre quelque preuve confirmée indépendamment que ce soit.

Le gouvernement syrien pour sa part, dément toute participation dans le massacre et renvoie la responsabilité dans le camp de l’opposition armée syrienne (dont nos médias “bien intentionnés” ont mis près d’un an à reconnaitre l’existence, alors que le public informé sait, tout comme en Libye auparavant, que la lutte armée était de mise, dès le départ).

Trois jours plus tard où en est-on ? Une enquête des observateurs de l’ONU reconnait que “moins de 20 victimes sur les 108 répertoriées ont été tuées par des tirs d’artillerie” et que la vaste majorité des victimes a été “exécutée à bout portant”. Le conseil de sécurité de l’ONU avait au préalable condamné le massacre en impliquant les deux parties de la belligérance.

Ceci n’a pas empêché certains états membres de l’OTAN d’expulser les ambassadeurs syriens résidents de leur nation. Expulser l’ambassadeur d’un pays ne se voit quasiment que dans le cas imminent d’une guerre. Cette mesure diplomatique (vraiment ?) est une mesure lourde qui envoie le message suivant: “Peu importe ce qui est ou sera dit, nous vous tenons responsables des évènements, préparez-vous à la guerre, nous refusons le dialogue.” Les mêmes “diplomates “ occidentaux n’ont-ils pas également donné pour consigne à l’opposition syrienne de ne pas négocier avec le gouvernement syrien, qui lui a entamé la série de réformes qu’il avait annoncé, à commencer par des élections législatives multipartites ?

De fait, l’occident et son empire criminel expansionniste et néo-colonialiste, est dirigé par le pouvoir de l’ombre constitué des cartels transnationaux de la haute finance et de la grosse industrie. Le bras armé principal de cet empire sont les Etats-Unis assistés de leurs sbires asservis de l’OTAN, qui fut réactivée après la chute de l’URSS pour devenir le gendarme de l’empire et assister les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans leur entreprise de domination totale planétaire.

Le plan de domination et de “remodelage du Moyen-Orient” pour des raisons géostratégiques impérialistes a été écrit il y a bien longtemps. Ce projet expansionniste néo-conservateur date d’avant les attentats du 11 Septembre 2001 ; ceux-ci ayant servi de catalyseur au passage à l’action via la déclaration de l’escroquerie de la “guerre globale contre la terreur”. La refonte du système politique des nations moyen-orientales est partie intégrante du projet, y compris l’élimination des régimes non-alignés sur la politique de l’axe Washington-Londres-Tel Aviv (que nous pouvons comparer à l’axe Berlin-Rome-Tokyo précédant et durant la seconde guerre mondiale, l’histoire se répétant sans cesse, cela devrait particulièrement nous interpeler…), à savoir: le Soudan, la Libye, la Syrie et l’Iran.

Aujourd’hui, deux de ces nations ont été détruites et morcelées (toujours le diviser pour mieux régner), une autre, la Syrie en passe de l’être, ceci ayant pour but ultime la destruction de l’Iran et au delà de confronter les pièces de résistance du projet: La Russie et la Chine, si celles-ci ne sont pas déjà tombées dans le giron impérialistes d’ici-là.

Soulignons ici deux choses importantes:

D’une manière générale, l’occident se fout royalement de la “démocratie” et de “l’humanitaire” ou des droits de l’Homme. La preuve en est, que les tambours de la guerre battent toujours contre les nations jugées dictatoriales par l’occident (à tort ou à raison) au moyen de ce seul critère: la dictature sert-elle nos intérêts ? (ceux des cartels sus-mentionnés bien évidemment) Si oui, alors l’occident s’en accommodera parfaitement selon le vieil adage de la diplomatie américaine concernant les dictateurs qu’elle met en place ou endosse: “C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute” (phrase attribuée à F.D. Roosevelt alors qu’il parlait du dictateur nicaraguéen Somoza). De fait l’occident s’accommode parfaitement bien des méfaits, crimes, arrestations arbitraires, tortures et autres atteintes flagrantes aux droits fondamentaux de l’Homme perpétrés en son sein même: les Etats-Unis d’Amérique, devenu le pays du goulag levant avec son lot de lois liberticides, séquestrations, répression, camps de détentions secrets, application de la torture par décret d’état, détention indéfinie sans procédure judiciaire, assassinats décrétés au plus haut niveau de l’état, invasions de nations souveraines, bombardements de civils, la liste est trop longue… Ou à l’extérieur, quand personne ne trouve rien à redire à propos du soutien à des nations sectaires, dictatoriales où les droits de l’Homme ne sont qu’un concept dérangeant et futile. Quid des états théocratiques du Golfe: Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, dirigés d’une main de fer par une clique de roitelets sectaires et rétrogrades ? Quid des dictatures mises en place et soutenues par les services de renseignement occidentaux dans le passé: le Chili de Pinochet mis en place par la CIA qui supervisa la répression sanglante d’après coup-d’état, l’Argentine des généraux Vidella and Co, la Grèce des colonels, le Portugal de Salazar, l’Iran du Shah Pahlavi et les horreurs de sa police politique formée par la CIA ? Quid des exactions et de l’expansionnisme scandaleux de l’état d’Israël, l’oppression systématique des Palestiniens et sa politique d’apartheid ? Tout cela n’empêche pas de dormir nos politiciens et journalistes asservis à la cause impérialiste. Que dire des régimes “communistes” soutenus ou mis au pouvoir par l’occident et l’empire de la haute finance: URSS, Chine maoïste, Pol Pot ?

Ceci veut-il dire que les régimes des états attaqués par l’occident soient des paniers de roses ? Bien sûr que non. Ni le régime Assad, ni celui de Kadhafi, de la république islamique, de Moubarak ou autre Ben Ali ne sont ou n’étaient des modèles démocratiques. Notre position sur ce sujet est claire et elle est exposée tout au long de ce blog: le problème essentiel réside dans l’état, garde-chiourme des privilèges créés par le capital, état qui ne peut être que répressif et oppressif et ce à des degrés différents. C’est l’alliance pour le contrôle du peuple entre le commerçant, le soldat, le juge et le prêtre (quelle que soit la religion), qui créé l’état oppresseur. Le problème n’est pas de savoir si ces régimes doivent être, car tout régime étatique est une dictature, seul le degré varie ; le problème est de dénoncer le fait que par une arrogance culturelle et politique éhontée, l’occident se mêle en permanence de ce qui ne le regarde en aucune manière. De quel droit pensons-nous pouvoir dicter la conduite de nations souveraines jusqu’à preuve du contraire ? En utilisant le critère de “l’utilité” de tel ou tel régime aux intérêts des cartels banquiers et industriels transnationaux ? La propagande occidentale vise à constamment diaboliser ceux que l’on veut éliminer: Saddam Hussein était un tueur de bébés au Koweït (faux témoignage d’une pseudo-infirmière, fille de l’ex-ambassadeur du Koweït aux USA…) et un gazeur de population (ce qui était vrai, mais bien sûr en omettant de dire que les usines chimiques de production de gaz avaient été livrées clés en main par les Etats-Unis et un certain… Donald Rumsfeld au tyran irakien, alors grand ami du pays du goulag levant) ; Kadhafi avait bombardé des manifestants pacifiques et fait donner du viagra à ses troupes pour mieux violer les dissident(e)s (deux affirmations jamais vérifiées et pourtant martelées et qui ont finies par s’avérer être des fabrications, mais les crimes de l’OTAN avaient déjà été perpétrés…) ; aujourd’hui, Assad massacre des femmes et des enfants avec son artillerie et réprime une “opposition pacifique”. La réalité est pourtant contre la propagande établie…

Même rhétorique, ad nauseam. Pourquoi ?

Parce que dans un premier temps Assad et son régime ne sont pas alignés avec l’empire, ils doivent donc disparaitre. Le but étant de faire tomber les soutiens à l’Iran pour mieux l’encercler et l’affaiblir. Après la Syrie, viendra vraisemblablement le tour du Liban qui sera une fois de plus déstabilisé afin de tenter d’éliminer le Hezbollah. Une fois cela réalisé, la porte pour attaquer l’Iran (et contrôler les énormes réserves de pétrole mais surtout de gaz naturel) sera ouverte. C’est la stratégie des dominos, classique du genre. L’Iran, la Russie et la Chine le savent parfaitement bien et le retour à point nommé de Poutine au pouvoir en Russie n’est bien sûr pas un hasard. Le timing ne pouvait être meilleur.

Ceci constitue, résumé de manière succincte, la racine des raisons géopolitiques de l’affaire.

Il y en a une autre à notre sens: Les banquiers veulent une guerre.

Suffisamment importante pour causer de gros dégâts et aspirer le monde dans le chaos physique, afin de divertir du chaos économico-financier qu’ils ont provoqué pour détruire les économies et les états nations souverains. Pourquoi?

Seul le chaos économique auquel on ajoute une guerre de haute intensité (en évitant l’aspect thermonucléaire tant que faire se peut) permettra de mettre le monde et les peuples à genoux et les forcer à accepter la solution que les banquiers et les gros industriels transnationaux ont déjà toute prête: Le gouvernement mondial… Le Nouvel Ordre Mondial, qui verra la fusion à l’échelle planétaire d’institutions étatiques arbitraires supranationales avec la finance et la grosse industrie, réalisant en cela la mère de tous les fascismes: le gouvernement mondial de l’ère post-industrielle et néo-féodale. Nouvelle entité dictatoriale gérée par des technocrates, financiers, industriels eugénistes qui appliqueront un contrôle des populations sans partage au moyen de mesures répressives et eugénistes draconiennes. La vision du futur des psychopathes aux commandes du bateau ivre est celle d’un goulag planétaire, qui limitera la population mondiale à 500 millions (d’esclaves) comme ils l’ont fait graver dans la pierre dans l’état de Géorgie aux USA, goulag qui prévoiras des “zones vertes” pour que l’élites auto-proclamées puissent batifoler et tenter d’atteindre la vie éternelle.

Ce que nous vivons mondialement depuis 2001 est l’application de leur script des “Docteurs Folamour” du XXIème siècle. Certaines des décisions qui continueront à façonner leur monde chaotique et sociopathe seront prises à la réunion du Bilderberg qui commencera Vendredi à Chantilly dans l’état de Virginie au pays du goulag levant. Plus de chaos à venir, c’est une certitude.

Concernant la France, totalement inféodée à l’empire depuis le début de l’ère Sarkozy, ne nous attendons pas à de grands changements avec le nouveau président. Pourquoi ?

Hollande n’a de “socialiste” que le qualificatif, une illusion de plus. La vision politico-sociale du PS en 2012 aurait été très à “droite” il y a 30 ans (même si ces vocables ne veulent absolument rien dire, le paradigme “droite-gauche” n’étant qu’un leurre pour entretenir la division du peuple et l’illusion du choix…). Hollande est un apparatchik du système, monté dans la mouvance et protégé depuis l’ère Mitterrand par Jacques Attali son mentor et grand idéologue du Nouvel Ordre Mondial en France.

La campagne électorale française a été d’une grande ineptitude, mais le fait le plus important de cette campagne, fait qui est à peine passé dans les médias à la botte des banquiers et du complexe militaro-industriel, est celui-ci:

La visite programmée du candidat François Hollande à la City de Londres en Février 2012 n’avait qu’un seul but: rassurer la City, Le QG de la haute finance internationale (la City de Londres est LE centre financier planétaire. Wall Street n’existerait pas sans la City de Londres !) qu’il “n’était pas dangereux”. La génuflexion d’Hollande à la City lui a valu l’aval des banquiers, pour qui l’heure de la gestion plus intelligente de la casse programmée de Sarkozy en France, était sans doute venue. A partir de là. Tout ce que fait et fera Hollande sera en accord avec les “marchés”. Il a un pacte qu’il ne peut plus transgresser, ou alors à ses risques et périls.

Tout ce que fait et dit Hollande depuis Février 2012 est d’abord validé par les “conseillers”. Toute mesure “sociale” prise ne sera que cosmétique. Il faut savoir donner (en apparence) pour mieux prendre. Les banquiers veulent une guerre, toute guerre est financée des deux côtés de la belligérance par les mêmes banquiers et ce grosso modo depuis l’ère napoléonienne. Toute guerre est dévastatrice pour les nations et peuples, mais bénéfiques sur un plan de l’agenda eugéniste (élimination de la partie pauvre de l’humanité) et est très, très lucratif pour les financiers et les cartels militaro-industriels et de la sécurité qui en croquent à qui mieux mieux.

Ainsi la mission de François Hollande est de donner l’illusion en “lâchant” sur le social non important (réduction des salaires des ministres, de son salaire, promesses de taxer les riches etc.… pour mieux faire passer la “pilule de l’austérité” à venir), de regagner la confiance du peuple totalement perdue durant l’ère Sarkozy, et ainsi préparer le consentement à la guerre. N’a t’il pas déclaré hier qu’il enverrait des troupes en Syrie sous mandat de l’ONU, en clair: la France supportera un résolution d’attaque de la Syrie et la France y participera avec l’OTAN pour le profit de l’empire et au delà pour la satisfaction de l’agenda de la haute finance. Nous retombons ici dans le cliché des séries B du “bon flic” – “méchant flic”. Le méchant était le roquet sarko, le gentil: le débonnaire, placide Hollande.

Au bout du compte, comme nous l’avons dit ici durant toute la campagne électorale passée, rien ne change vraiment. Si les banquiers veulent la guerre, guerre il y aura et le placide Hollande se couchera pour faire paillasson, comme les autres avant lui, comme ceux après lui… S’il y en a encore, car inutile de dire que si les oligarques mondialistes réussissent leur coup, chers votants… C’en sera fini des élections, référendums etc.…

L’heure sera aux trains de nuit, aux camps, aux barbelés, aux kapos et aux miradors. Ce ne sera pas faute d’avoir été prévenu !

http://resistance71.wordpress.com/2012/05/30/nouvel-ordre-mondial-les-banquiers-veulent-la-guerre-la-syrie-ou-la-fabrication-du-consensus-belliqueux/

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