samedi 26 mai 2012

Ban Ki-moon avalise l’analyse du gouvernement syrien sur les récents attentats

Ban Ki-moon vient d'adresser - vendredi 25 mai - un rapport de douze pages sur la situation syrienne au président du Conseil de sécurité de l'ONU, l'azerbaïdjanais Agshin Mehdiyeh, rapport dont les représentants des 15 membres permanents du dit Conseil ont reçu copie. Entre autres choses, Ban Ki-moon, qui a récemment envisagé la présence d'al-Qaïda en Syrie, constate qu'il y a "une augmentation du nombre d'attentats à la bombe, notamment à Damas, Hama, Alep, Idleb et Deir Ezzor". Cette évidence [...]

 

Par Louis Denghien

 

 

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Encore un effort, M. le Secrétaire général de l'ONU, et vous reconnaitrez que l'opposition syrienne est parfois un peu brutale. Et,peut-être, plus tard, que Bachar conserve quelques partisans....

 

Ban Ki-moon vient d’adresser – vendredi 25 mai – un rapport de douze pages sur la situation syrienne au président du Conseil de sécurité de l’ONU, l’azerbaïdjanais Agshin Mehdiyeh, rapport dont les représentants des 15 membres permanents du dit Conseil ont reçu copie. Entre autres choses, Ban Ki-moon, qui a récemment envisagé la présence d’al-Qaïda en Syrie, constate qu’il y a « une augmentation du nombre d’attentats à la bombe, notamment à Damas, Hama, Alep, Idleb et Deir Ezzor ».

 

Cette évidence étant ainsi officiellement avalisée, Ban Ki-moon « se mouille » officiellement en écrivant que « des groupes terroristes établis » « pourraient » être derrière ces attentats. Le Secrétaire général de l’ONU, c’est à noter, expose la thèse de Damas sur le sujet :

« Le gouvernement syrien affirme que de tels groupes sont actifs dans le pays« . « Le Front al-Nusra (islamiste radical, NdlR), poursuit Ban Ki-moon, a revendiqué la responsabilité d’au moins six des récentes explosions« .

 

Pour le reste, le patron de l’ONU a estimé que la situation globale en Syrie restait « extrêmement préoccupante« , un mois et demi après la proclamation – unilatérale – d’un cessez le-feu par les autorités, suivant le calendrier établi par le plan de paix présenté par Kofi Annan.

 

Ban Ki-moon parle de « petits progrès sur certaines questions ». En conséquence de quoi, il recommande rituellement que les deux camps en présence ne soient pas fournis en armements par quiconque. Ban Ki-moon, dans un registre anti-Bachar qui lui est plus habituel, affirme que des villes entières sont sous le contrôle de l’opposition.

 

À ce dernier sujet, on dira que le n°1 de l’ONU, semblable en cela aux médias, tire l’essentiel de ces informations de l’OSDH. Or c’est une tactique éprouvée qui fait annoncer  par l’OSDH, ou l’ASL, que les bandes contrôlent une ville entière – Rastan, Idleb aujourd’hui, Homs hier, quand il s’agit de quartiers, ou de bouts de quartiers.

 

De son côté, le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, a indiqué jeudi dans son point de presse quotidien que le récent rapport  de la Commission onusienne des droits de l’homme incriminait une responsabilité prépondérante aux services de sécurité dans la violence. Mais il a ajouté que la commission d’enquête internationale mandatée par les Nations-Unies avait « également reçu de nombreuses informations faisant état d’exécutions extrajudiciaires de membres de l’armée et des forces de sécurité ainsi que d’informateurs présumés et de collaborateurs capturés par des groupes anti-gouvernementaux« .

 

Il ne manque plus que d’intégrer à ce rapport les informations sur les assassinats ciblés, à domicile, au travail ou en voiture, de civils par les mêmes « groupes antigouvernementaux« , et l’ONU aura fait un grand pas vers la neutralité voire l’objectivité à laquelle elle est statutairement tenue !

 

Enfin, considérons que l’ondoyant Ban Ki-moon vient de « lâcher du lest ». Moins sous l’influence de sa conscience professionnelle que sous celle de la Russie et de la Chine.

 

http://www.infosyrie.fr

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