mercredi 21 novembre 2012

Nouvelle Victoire de la Résistance

Omar Mazri

 

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{Et lorsque les croyants ont vu les factions, ils dirent : « Cela est ce qu’Allah nous A Promis, ainsi que Son Messager. Allah a été Véridique, ainsi que Son Messager » Et cela n’a fait qu’augmenter leur foi et leur abnégation.  Il est parmi les croyants des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Il est d’entre eux qui (a accompli son vœu et) mourut (en martyr), et il  est d’entre eux qui attendent, et ils n’ont pas changé leur détermination, afin qu’Allah récompense sûrement les véridiques pour leur véracité, et châtie les hypocrites, s’Il veut, ou leur fasse Rémission. Certes, Allah A toujours Été Absoluteur, Miséricordieux.  Et Allah repoussa ceux qui sont devenus  mécréants, avec leur rage, ils n’obtinrent aucun bien.} Al Ahzab  22 à 25

 

Au moment où les négociations vont bon train aboutissant cette nuit à une trêve ou à la poursuite de l’agression sioniste contre Gaza je tiens à montrer, en dépit des mauvaises consciences arabes et occidentales, que la résistance palestinienne a remporté la victoire dans sa nouvelle confrontation avec l’armée sioniste.

 

Pour prononcer cette annonce il faut mettre ses pas dans ceux des Prophètes (saws) et suivre avec attention les confrontations antérieures pour suivre leur évolution et tout particulièrement la confrontation Al Forqane contre Hanouka en décembre 2009.

 

Le but de l’opération « Hanouka » en hébreu et « Plomb durci » en français visait la mise au silence de la résistance palestinienne pour réaliser au moins six  objectifs :

  • Reconquérir  la crédibilité  de la dissuasion de la doctrine de guerre sioniste perdue face au Hezbollah.
  •  Liquider politiquement et structurellement le HAMAS, et donner primauté au camp des dialoguistes pragmatiques perdus dans leurs contradictions après  l’accord d’Oslo. 
  • Donner crédit à l’axe arabe défaitiste pour aller vers une reconnaissance de l’Etat sioniste avec pour préalable la liquidation de la cause palestinienne, sa  transformation en question humanitaire, la liquidation de la revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens et démonter la vanité de la résistance armée considérée par une grande partie des officiels arabes comme une illusion voire un préjudice au processus de paix
  • Se débarrasser de Gaza en en faisant une province égyptienne
  •  Faire taire les armes et les voix appelant à la résistance armée.
  •  Ne plus être préoccupé par le harcèlement de la résistance palestinienne et par le soutien de la population arabe et musulmane à Gaza pour se consacrer au remodelage du Moyen-Orient qui passe par une guerre civile au Liban discréditant le Hezbollah, le démantèlement de la Syrie et l’attaque de l’Iran.
  •  

 

La résistance palestinienne est la charnière dans l’ensemble de ces objectifs. Cette charnière a résisté et continue de résister, elle s’exprime et fait parler d’elle. Elle a donc logiquement, sur le plan tant stratégique que tactique, remporté la victoire. Les jours à venir vont montrer l’acharnement médiatique arabe et occidental à tenter de prouver le contraire.

 

Nous allons donc montrer sur le court terme et sur le plan opérationnel comment la résistance a remporté la victoire à laquelle ne s’attendait pas l’agresseur sioniste. Pour cela il faut inscrire cette agression dans le même contexte que l’agression de 2009 avec la différence que l’acteur de la trahison n’est plus l’émissaire égyptien, mais l’émissaire arabe des États-Unis et d’Israël : le Qatar.

 

Quelques jours avant l’agression, les sources arabes  « bien informées » rapportent l’échec de la visite du Bédouin qatari qui a écourté sa visite et réduit le montant de son aide à Gaza car Ismaël Haniya, sous l’impulsion du martyr Al Jaabari, a refusé de répondre  favorablement à l’Emir du Qatar  sans consulter  la résistance qui détient la clé qu’il n’a pas.  Le message américain et israélien était sans ambigüité : Aller vers une trêve inconditionnelle et accepter  la reconnaissance d’Israël par des mesures préparatoires en contrepartie de la reconstruction de Gaza et la levée partielle du blocus :

 

  • Désarmer la résistance.
  • Couper les relations avec l’Iran.
  • Couper les relations avec la Syrie et le Hezbollah.
  • S’engager dans le processus de paix.

 

Dans le climat de subversion en Syrie et de visite de l’émissaire arabe à Gaza, Israël a agressé par surprise et contre toute attente Gaza en assassinant Al Jaabari  se donnant ainsi prétexte de la riposte de la résistance pour mener l’opération « colonne de fumée » que les Français appellent, par parti pris, « Pilier de défense ».

 

Les premiers moments il faut reconnaitre que le coup porté à la résistance palestinienne et son onde de choc étaient terribles :

 

  • Décapitation de l’encadrement de la résistance.
  • Frappe et destruction des stocks de roquettes.

 

Dans un rapport de force incomparable qu’il ne faut pas comparer,  la résistance palestinienne a réalisé le miracle : riposter avec intelligence,  efficacité et effet de surprise modifiant les données comme cela s’est passé lors de la confrontation d’« Al Forqane » à « Hanouka ». 

 

En ce moment, où les informations varient entre l’annonce d’une trêve imminente et l’annonce d’une confrontation plus intense et plus large nous montrons les premiers éléments de la victoire nonobstant les résultats immédiats ou futurs sur le terrain :

 

  • En lançant l’offensive le gouvernement sioniste a présenté Tel-Aviv comme ligne rouge qui engagerait les forces terrestres à envahir  Gaza.  La résistance a montré sa capacité à toucher, Tel-Aviv, montrant qu’elle est capable de frapper le cœur de l’entité sioniste. En frappant le cœur du sionisme, la résistance palestinienne vient de confirmer qu’Israël est vulnérable. Toute la doctrine militaire de l’Empire et de l’entité sioniste est mise à mort. Les missiles et les roquettes anti char, même de fabrication artisanale, peuvent changer l’équation et l’issue d’une bataille. Israël cherche une trêve et pousse les États-Unis à dépêcher leurs émissaires arabes, turcs et européens pour solliciter une trêve.

 

  • Le Liban, la Syrie, la Palestine et Égypte, sans devoir engager une guerre classique ou nucléaire,  peuvent, avec des moyens rudimentaires,  vider la population de l’entité sioniste en faisant changer la peur de camp.

 

  • Les premières  ripostes palestiniennes et leur impact sur le sol de la Palestine occupée montrent ce qui attend Israël lors d’une confrontation avec le Hezbollah, la Syrie ou l’Iran : un déluge de feu. L’issue ne sera pas dans la capacité à faire mal, mais dans la capacité à résister et à riposter. Le perdant est celui qui perdra ses nerfs et le contrôle de sa population.

 

Les Musulmans, habitués à vivre dans l’âge de pierre n’ont rien à perdre dans la confrontation face à des peuples « civilisés » et consuméristes qui risquent de perdre leur vie, leur fortune, leur confort. Les Musulmans n’ont rien à attendre de ce monde, ils cherchent le Paradis. Les Musulmans et les Arabes ont un excédent démographique, ils peuvent consentir des sacrifices humains. Les palestiniens donnent mille des leurs pour 4 de leur ennemi.

 

  • L’équation du sacrifice humain est en faveurs des Arabes et des Musulmans. L’équation devient plus cruciale lorsque la résistance palestinienne réalise en 6 jours ce qu’elle n’a pas réalisé en quelques années : moins de perte dans ses rangs et plus de pertes dans les rangs de l’ennemi.

 

  • Toutes les factions armées et politiques palestiniennes sont aux premières lignes. Les combattants du HAMAS, du Jihad, du FATAH, du front démocratique coordonnent leurs opérations et donnent des martyrs. Les marxistes, les laïcs et les islamistes sont unis face à l’agression.  Les sunnites, les Chiites, les Frères Musulmans, les Salafistes, les sans doctrines sont unis. Le combat et le clivage est entre le camp de la résistance et le camp de l’agression et ses alliés arabes et musulmans abstraction faite de l’idéologie déclarée et de la doctrine pratiquée.

 

La question stratégique fondamentale se résume sur deux axes :

 

  • L’exigence de fédération de toutes les forces dans le monde arabe et musulman et son ouverture aux autres forces dans le monde qui refusent l’agression et l’oppression.

 

  • Le devoir de mobilisation pour faire échec au plan de l’Empire  et du sionisme.

 

En attendant le cessez-le-feu ou la trêve ou l’intensification et l’élargissement de la confrontation il faut noter les éléments suivants qui auront des répercussions sur les gains réels à court terme et à long terme :

 

Qui va imposer les conditions de la trêve ou du cessez-le-feu. L’état sioniste vise à parvenir à une trêve avec HAMAS  excluant le Jihad islamique et le Front populaire démocratique. Les Bani Israël sont connus pour leur compétence à ruser, à leurrer et à jouer sur les contradictions. Bibi joue sa carte politique et joue la crédibilité américaine, il va donc s’appuyer sur la compétence des laboratoires occidentaux à  connaitre nos contradictions idéologiques et politiques. Ainsi le jeu va se porter sur le rapport des  Frères Musulmans  avec HAMAS et sur le rapport de la Ligue Arabe aux « arabes ».

Il faut donc s’attendre à voir et à entendre des choses horribles car la guerre psychologique et médiatique est aussi cruciale que le combat militaire sur le terrain de la confrontation.

 

Pour l’instant nous avons quelques marqueurs dans la grille de lecture de ce qui se passe ou de ce qui se trame dans les coulisses :

 

  • Le MAE qatari a fait avorter la réunion de la ligue arabe qui d’ailleurs n’attendait que l’occasion pour fuir ses responsabilités. Le peuple arabe et musulman ne manquera pas de voir que la ligue arabe avait accordé 48 heures à la Syrie pour répondre à ses injonctions alors qu’’elle fuit ses responsabilités envers Gaza et la Palestine.

 

  • Le MAE irakien avait le projet de proposer le recours à l’arme du pétrole, mais au dernier moment il s’est rétracté.

 

  • Le MAE qatari reconnait que nous sommes des « brebis » livrés au « loup » et qu’il faut baisser les bras. Il a dut baisser le pantalon pour satisfaire les désirs de Livni. 

 

  • Le roi des bédouins saoudiens  appelle au langage de la raison et à calmer le jeu. La presse officielle saoudite dénigre la riposte palestinienne évoquant le proverbe arabe  » il n’est pire aveugle que l’aveugle qui se  frappe la tête avec sa petite canne en voulant frapper son ennemi plus grand que lui » et que la sagesse commande de laisser le temps à l’initiative de paix arabe de réaliser la normalisation avec Israël car toutes les armées arabes ne peuvent affronter Tsahal.

 

  • La Turquie qui n’a pas défendu ses martyrs de Marmara est présenté comme un modèle de vertu et de sagesse.

 

L’indien marxiste chrétien d’Amérique latine a plus de cœur et de dignité que ses pouilleux qui vivent confisquant  Mekka et Médina, et dénaturant l’arabité et l’islamité léguées par l’ultime Prophète (saws).

 

  • L’Égypte et la Turquie coordonnent leurs opérations de maquillage politique et médiatique pour faire aboutir un accord de cessez-le-feu qui sauve les apparences puis donne la victoire à Israël comme cela a été fait en 2009.

 

  • Les Frères Musulmans surfent sur une vague conciliante de la rue arabe en leur faveur qui leur permet de faire jouer leur aura « islamique » pour calmer le jeu avec l’Arabie saoudite en qualité d’intermédiaire, de garant de la paix, de conciliateur.

 

Il est idéologiquement et religieusement parlant, difficile d’imaginer un mouvement islamique atteindre ce niveau de pragmatisme alors qu’il est attendu de lui pas forcement  de déclarer la guerre, mais d’apporter l’aide logistique.

 

Lorsqu’on on suit les déclarations des dirigeants islamistes, de leurs idéologues et de leurs propagandistes, on remarque le changement de ton, qui passe du triomphalisme et de la facilité déconcertante à un pragmatisme et une difficulté plus déconcertante, qui prouve qu’il n’y a rien à attendre de ceux qui se sont empressés de prendre le pouvoir sans être préparés à l’exercer ni avoir la volonté de prendre tous les risques d’innover au prix de perdre ce pouvoir.

 

Le président Égyptien n’arrive pas à réaliser ce que Khomeyni a réalisé : fédération des forces comme un axe de résistance contre le Grand Satan et une force de libération de la Palestine. Khomeyni est venu après l’accord de camp David en 1978. Il est incontournable dans l’hégémonie organisée des Frères Musulmans dans le monde arabe. Même s’il ne fait pas ce qui est attendu de lui, il ne peut nuire aux Palestiniens comme Moubarak et Suleyman.  Il a donc des cartes à jouer dans le monde arabe et musulman, mais sa manière de jouer ses cartes va être déterminante à moyen et long terme.

 

La situation est complexe : Le Hamas était prisonnier des Frères Musulmans, il se trouve celui qui a pris en otage les Frères Musulmans et lui-même otage de sa branche armée. Il faut suivre tous ses évènements avec précision et prudence car la résistance palestinienne  va refonder tous les rapports dans le Moyen-Orient. Elle va annoncer de nouveaux rapports entre Netanyahu et l’Amérique.

 

Comme en 2009 je ne fais pas porter à Égypte toute la responsabilité. Ses gouvernants peuvent  invoquer l’état des lieux catastrophiques pour une population égyptienne de plus de 80 millions d’habitants. Les Arabes pouvaient et sont tenus d’apporter à l'Égypte les fonds que le FMI et l’Amérique lui donnent afin qu’elle puisse jouer son rôle :

 

  • Islamique : le devoir de secours

 

  • Géostratégique : Gaza est la profondeur stratégique, tout ce qui se passe militairement, politiquement et idéologiquement a des répercussions à moyen et long terme sur la paix et la sécurité égyptienne. Même si l’Islam est « occulté » la raison d’Etat ne peut être occultée.

 

L'Égypte et ses Frères Musulmans sont une fois de plus mis devant les « plaisanteries » du destin que leur imposent la religion, la géographie, l’histoire, l’économie  et la mentalité collective. Si les Frères Musulmans avaient pris en considération ces éléments qui sont les facteurs de promotion ou de régression de la civilisation, ils auraient rapidement mis une stratégie pour conserver l’initiative et non la subir. Au lieu de chercher à réaliser,  comme l’a fait Moubarak en 2009, un cessez-le-feu, qui donne la victoire factice à l’agresseur,  frustrant l’opprimé de sa victoire, Morsi aurait compris depuis longtemps qu’il y a trois  constantes qui sont apparues dans le rapport entre les Palestiniens et les sionistes depuis les accords de Camp David:

 

  • La nature belliqueuse et fallacieuse de l’entité sioniste qui rompt toute trêve et toute solution. Il n’est pas dans l’intérêt de l’Empire d’avoir d’autres fronts ouverts alors qu’il est pris à l’étau en Irak, en Afghanistan et en Syrie.

 

  • L’Amérique n’est plus la force hégémonique dans le monde. Il faut consulter les forces en émergence et chercher leur alliance. Même si l’Amérique n’est pas la force dominante, elle reste puissante et nuisible. Il faut connaitre ses limites pour les franchir avec courage et intelligence et non s’y soumettre avant d’avoir commencé la partie de jeu.

 

  • L’esprit partisan occulte les forces de la résistance en Palestine. HAMAS, à Gaza, est incontournable, mais il n’est pas hégémonique. Sur le terrain de la résistance, il ne peut non seulement prendre l’initiative sans consulter sa branche armée, mais il ne peut tourner le dos aux forces « silencieuses » ou mises en silence par les médias arabes : le Jihad Islamique et le Front démocratique. Il y a d’autres forces qui sont apparues sur la scène en Palestine et ailleurs dans le monde musulman.

 

Morsi a été contraint de renvoyer l’ambassadeur israélien et prend conscience que la rue arabe et égyptienne n’est plus absente comme par le passé, même si elle lui accorde encore la confiance. Il est appelé à se radicaliser ou à se discréditer. Les évènements ne vont pas manquer de le pousser dans un sens ou dans un autre le poussant à sortir du gué et à choisir définitivement son camp. Il y a encore de nouvelles surprises.

 

En conclusion le mythe de l’invincibilité militaire et  de l’infaillibilité du renseignement de l’Etat sioniste sont  achevés, définitivement achevés. Ils ne peuvent ni imposer les conditions d’un cessez-le-feu ni le refuser à une communauté internationale qui le demande, car ce conflit fausse tous les calculs du « printemps » arabe, la grande arnaque du siècle.

 

La résistance  a remporté la victoire car elle a dévoilé  la fragilité des acteurs et a permis à ce que la magie se retourne contre les magiciens dans  tous les camps. La plus grande victoire est le changement des règles de la confrontation militaire. Cette victoire annonce trois autres victoires :

 

  • La reconsidération sur les défaites arabes antérieures. Il n’y a pas eu de défaite militaire mais politique. L’équation politique et le problème de la gouvernance vont aller vers un clivage plus aigu.

 

  • La victoire du génie arabe et iranien qui s’est montré  inventif. L’embargo et le blocus sont une épreuve : «  le marteau brise le verre, mais il forge l’acier »

 

  • La prochaine confrontation peut venir de n’importe où. La Jordanie peut devenir  un foyer de tension et rendre les terres occupées à visée de tirs de missiles des bédouins arabes.

 

L’Occident en jouant sur les révolutions arabes, joue sur nos contradictions, mais joue aussi sur ses contradictions.  Il est vrai que nous regrettons cette manière de confisquer les révolutions arabes ou de les instrumentaliser à des fins géostratégiques, mais nous sommes conscients que l’Occident ne maitrise pas les changements qui peuvent amener d’autres acteurs qu’il ne connait pas et qu’il n’a pas prévu.

 

Il faut suivre la Tunisie, Égypte, la Syrie et la Libye dans une quinzaine d’année. Les véritables changements sont à venir. L’Occident et Israël vont se poser d’autres questions : l’origine des armes de fabrication occidentale qui semblent avoir été utilisé par la résistance palestinienne. Quelle est leur provenance : Libye ou Syrie ? Qui est le transitaire ? Le serpent va se mordre la queue et la France va se trouver une fois de plus confrontée à ses impasses et ses fantasmes…

 

Cette victoire repose de nouveau et avec force, dans la conscience universelle, les trois  constantes de la Palestine :

 

  • La fin du blocus
  • L’éveil islamique
  • La fin de l’occupation

 

Cette victoire remet à l’ordre du jour la Palestine comme critère de vérité et curseur dans la grille de lecture du monde. Tous les grands mouvements dans l’histoire du monde sont annoncés en Palestine comme les Prophètes (saws) ont révélé la Parole divine.

 

Celui qui connait tant ou prou le Coran sait qu’au-delà de nos analyses conjoncturelles ou stratégiques il y a une vérité que la résistance palestinienne a pris en considération, qui fait que cette vérité a enveloppé, protégé et donné de la force à cette résistance la rendant triomphante sur le mensonge, même si ce mensonge est puissant :

 

{Et ne considère point, ceux qui sont tués pour la cause d’Allah, comme morts, bien au contraire : ils sont vivants auprès de leur Dieu et reçoivent leur subsistance, réjouis de ce qu’Allah leur Accorda de Sa Munificence, et voient un augure favorable pour ceux qui ne les ont pas rejoints, derrière eux. Il n’y a aucune crainte pour eux et ils ne seront point affligés. Ils voient un augure favorable par une grâce d’Allah et une munificence. Et certainement, Allah ne perd point la rémunération des croyants, ceux qui ont favorablement réagi à l’appel d’Allah et du Messager, bien que la blessure les ait touchés. A ceux d’entre eux, qui firent le meilleur et sont devenus  pieux, une immense rémunération. Ceux à qui les hommes dirent : « Les hommes se coalisèrent contre vous, prenez donc garde ». Mais cela augmenta leur foi et dirent : « Allah nous suffit, c’est le meilleur Procurateur ».  Alors ils revinrent avec une grâce d’Allah et une munificence. Aucun mal ne les effleura, et ils suivirent l’agrément d’Allah. Allah Possède une Munificence immense. Seulement, tel est Satan : il fait peur à ses liges. Ne les redoutez point, et redoutez-Moi, si vous êtes croyants.} Al ‘Imrane 169 à 176

 

Ces versets sublimes nous remettent au cœur du défi de la communauté musulmane :  faire du monde notre préoccupation ultime au point de vivre humilié sous les exigences de ce monde, ou bien faire de la Promesse divine notre unique intention et ainsi vivre avec un monde qu’Allah mettra sous nos pieds pour  faciliter notre existence dans Son adoration. Celui qui parvient à cette vérité a réalisé le grand triomphe qui ne connaitra aucune défaite.

 

http://liberation-opprimes.net

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