vendredi 1 février 2013

Le Porc en Islam : Prohibition ; Maudissement (1/2)

zeinab abdelaziz

 

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Le mot « porc » est cité cinq fois dans le Qur’ân : quatre fois au singulier et une seule fois au pluriel. Les quatre versets désignant spécifiquement le porc au singulier, représentent une prohibition catégorique de la consommation de sa chair. Le verset où ce mot est au pluriel, désigne un maudissement absolu de la part d’Allah à l’égard des pervertis de parmi les juifs. Dans cette première partie il ne sera question que de la prohibition alimentaire.

 

La majorité des religions prescrivent des interdits concernant les aliments et qui font la distinction entre le pur et l’impur, à ne citer que la prohibition de la viande de bovins pour tous les indous ou celle du poisson pour certains peuples africains. En ce qui concerne le porc, bien que sa viande soit la plus consommée de par le monde, il fait l’objet d’un interdit alimentaire dans les trois monothéismes. Si pour le Judaïsme et l’Islam l’obédience est catégorique de la part des adeptes, pour le christianisme elle dépend de la façon d’aborder les textes, pour ne pas dire de leurs contradictions ou de leurs manipulations, à noter : jusqu’à nos jours les adventistes et les éthiopiens s’abstiennent, mais les autres se contentent des échappatoires.

 

Le Judaïsme :

 

Après avoir mentionné les instructions concernant la consommation des animaux, en signalant les purs et les impures, Yahvé précise le porc comme impure : « Vous ne devez manger ni de leur chair, ni toucher leur cadavre » (Lev 11 : 7-8). La même prohibition se répète dans le Deutéronome (14 :8). Dans le troisième livre d’Isaïe, les juifs impies sont traités de peuple rebelle, qui vexe le Seigneur sans arrêt car : « Ils mangent de la viande de porc, et leurs plats ne sont qu’un brouet d’ordures » (65 : 4). Les rebelles, les transgresseurs de parmi les juifs, font offrandes de sang de porc (Es 66 : 3). La même prohibition se répète dans le premier livre des Maccabéens (1-47). Dans leur second livre on passe à leur dispersion et à l’installation des cultes païens : Antiochus IV Epiphane abolit le Judaïsme et envoie Géronte l’Athénien forcer les juifs à s’éloigner des lois de leurs pères, à cesser de régler leur vie sur les lois de Dieu. Si les transgresseurs ont été maudits, punis pour leur agression et leur arrogance, les pieux de parmi eux continuent de s’abstenir jusqu’à nos jours.

 

Le christianisme :

 

Jésus dit nettement : «Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les prophètes ; je suis venu, non pour abolir, mais pour accomplir » (Matt 5 :17), c’est-à-dire qu’il accepte et continue la Loi judaïque, mais cela n’empêche de trouver un changement d’attitude chez le même Jésus, d’après les évangiles, qui déclara : « Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme", à savoir "les desseins pervers". Et Marc de commenter: "ainsi il déclarait purs tous les aliments" (Mc 7:15, 19-23) !!

Lors du premier Concile tenu à Jérusalem par les apôtres dans la maison de Jacques frère de Jésus, vers les années cinquante, il fut décidé de limiter ces interdits au minimum. Ils adressèrent aux convertis non-juifs ce qui suit : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d'autres charges que celles-ci, qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Vous ferez bien de vous en garder (Ac 15:28-29).

 

La question de ces interdits revient dans les épîtres de Paul. Celui-ci établit une règle large en matière de nourriture dans sa première épître aux Corinthiens, tout en évitant de faire scandale. (Il est choquant de voir les apôtres se mettre à pieds d’égalité avec l’Esprit saint [une des trois personnes de la Trinité] et de changer la Loi divine, surtout la circoncision, que Dieu voulait éternelle !).

 

Il est clair que l'abolition de l'interdiction de manger du porc et l'abolition de l'obligation de la circoncision, prises au même Concile n’avaient d’autres buts, comme tous les autres remaniements de la Loi, que de faciliter la conversion des juifs et des païens au christianisme. Les textes des Conciles prouvent d’ailleurs que les interdits religieux ont fait l'objet de marchandages, subtils ou flagrants...

 

L’Islam :

 

Les quatre Versets du Qur’ân qui prohibent la consommation du porc sont :

 

* « Vous ont été interdits : la bête morte, le sang, la viande de porc, ce qui a été immolé à un autre qu’Allah, la bête étouffée, l’assommée, l’écroulée, l’encornée, ce qu’a dévoré un carnassier – sauf ce que vous arrivez à égorger, ce qui a été immolé sur les autels et de consulter le sort avec les fiches (…).Mais quiconque sera contraint, lors d’une famine, sans se laisser aberrer par péché, Allah alors est sûrement Absoluteur, Miséricordieux » (5 : 3) ;

 

* « Il vous a seulement Prohibé la bête morte, le sang, la viande de porc, et ce qui a été immolé à d’autres qu’Allah. Quiconque y a été contraint, sans être outrageant ni transgressant, ne commet pas de péché. Certes, Allah est Absoluteur, Miséricordieux » (2 : 173) ;

 

* « Dis : « Je ne trouve dans ce qui m’a été inspiré d’interdit, pour un mangeur qui s’en nourrit, sauf si c’est une bête morte, du sang qu’on a fait couler ou de la viande de porc : ce sont des choses souillées ou impies, immolées à d’autres et non à Allah. Quiconque y a été contraint, sans être outrageant ni transgressant, ton Seigneur alors est Absoluteur, Miséricordieux » (6 : 145) ;

 

* « Il vous a seulement Interdit la bête morte, le sang, la viande de porc, et ce qui a été immolé à d’autres qu’Allah. Quiconque a été contraint sans être outrageant ni transgressant, Allah alors est sûrement Absoluteur, Miséricordieux » (16 : 115).

 

Seule la soie du porc, le grand poil qui pousse au bas de la tête et sur le dos du porc, est admise d’être employé depuis le temps du Prophète (saws). Ces soies servent à enfiler toutes sortes de perles, et dans les temps modernes, à la fabrication de pinceaux et de brosses.

 

Le Verset 6 :145 précise que cette viande de porc fait partie « des choses souillées (رجس rgs) ou impies (فسق fsq) ». La racine (r g s) désigne en arabe tout un éventail de dérivés selon le contexte : se souiller d’une action infâme ; infamie ; commettre un crime, un péché ; saleté ; malpropreté ; turpitude ; idolâtrie ; culte de faux dieux regardé comme souillure morale ; trahison ; crime qui mérite châtiment. Alors que la racine (f s q) désigne : vie désordonnée ; immorale ; libertinage ; adultère ou fornication ; impiété ; scélératesse ; s’écarter des préceptes divins ; se livrer au désordre ; corrompre ; gâter.

 

Les caractéristiques du porc :

 

Le porc est un mammifère domestique omnivore, il ne peut être égorgé parce qu’il n’a pas de cou et marche la tête baissée. C’est un animal officiellement impur, un nettoie-tout : il mange les immondices, les restes d’aliments, les détritus de cuisine, les résidus de la fabrication de certains aliments ou boissons ; il mange abats, charognes, ordures, excréments, même les siens ou de tous genres, jusqu’aux petits de ses propres enfants. Il ne se débarrasse que de 2% de son acide urique, les 98% restent dans son corps car il ne possède pas de glandes sudatoires. C’est pourquoi il est dit qu’un serpent venimeux ne peut tuer un cochon parce qu’il contient plus de poison que le serpent !

 

Le porc est le dépôt de plus de 450 maladies parasitiques ou épidémiques, dont 57 atteignent l’être humain, contient 19 types différents de vers, dont les Trichines, et un taux de cholestérol très élevé. Saleté, stupidité, gloutonnerie, sexualité débridée donnèrent ces mauvaises connotations : manger comme un porc ; un gros cochon ou un vieux cochon pour désigner une personne perverse ; se comporter comme un cochon ; être sale comme un porc, pour exprimer le mépris et le dégoût.

 

Cependant, malgré un suivi scientifique plus important et divers dispositifs régionaux, nationaux et mondiaux de surveillance épidémiques et d'alertes (OMS/OIE, et autres), le porc ne cesse de produire des zoonoses émergentes ou réémergentes qui se développent, dont de nouveaux syndromes en 1993, d'abords incompris (telles la grippe porcine, la peste porcine, susceptibles de se transmettre au sangliers et/ou à l'homme), et étudié jusqu'aux années 2000 au moins, sont sources d'épidémies, mais s'exprimant différemment selon les élevages. Déjà en 1990 une maladie mystérieuse des porcelets déclarée en Europe, d'abord en Allemagne, et suivie depuis 1987 en Amérique du Sud puis en Amérique du Nord porte le nom de : Syndrome HAAT. De 2006 à 2008, une «maladie mystérieuse » se développe dans les abattoirs nord-américains. Elle est associée à une inflammation de la moelle épinière touche les ouvriers d'abattoirs, notamment ceux qui sont chargés de la découpe des têtes.

 

Malgré l'amélioration des conditions d'élevage industriel et des contrôles sanitaires, la facilité d’élevage et de reproduction du porc, qui est très rémunérateur, et l’abondance de sa viande vont faciliter son expansion rapide. La truie donne une douzaine de porcelets par an, et vingt-quatre à croissance rapide par truie et par an! Mais cela n’empêche que la science annonce les méfaits de cet animal et met en garde contre sa consommation, puisque de nouveaux virus épidémiques ont été découverts en octobre 1998. Déjà depuis 1872 on commence à parler du côté nocif de la consommation du porc, mais c’est surtout au vingtième siècle qu’on découvre que le bacille est un micro-organisme du groupe des bactéries en forme de bâtonnet. La plupart des bacilles sont pathogènes et provoquent : charbon, botulisme, brucellose, colibacillose, coqueluche, diphtérie, lèpre, tuberculose, typhoïde. Et certains bacilles sont des agents de fermentation. Le fait que ces bacilles soient en forme de bâtonnets et non circulaires, facilite incontestablement leur passage dans le sang qui, lui, circule dans toutes les parties du corps à part le cristallin de l’œil. Ce qui rend la viande du porc catégoriquement inconsommable. Mais, drôle de remarque : les médias aborde rarement ce sujet et gardent un mutisme intriguant.

 

L’article du Prof. Hans-Heinrich Reckeweg, qui date de 1983, « The Adverse Influence of Pork Consumption on Health » (l’Influence néfaste de la consommation du porc sur la santé), un excellent travaille à traduire en plusieurs langues, assure : le fait que le porc cause le stress et suscite l’empoisonnement est bien connu, puis, explique en détails le côté néfaste de la consommation du porc et termine son article en assurant que le porc provoque la cause de sept infections qui atteignent l’homme, qui sont biologiquement curables à condition de s’abstenir totalement de la consommation du porc.

 

L’homotoxicologie, un nouveau domaine qui prouve l’influence des substances toxiques sur l’organisme humain, ajoute de nouveaux éléments de condamnations. L’article de Fr. Tisserand, de décembre 2011, met en garde disant : « Une étude publiée dans la revue ‘‘Comparative immunology, microbiology and infectious diseases’’ (l’Immunologie, la microbiologie comparées et les maladies infectieuses) montre que le cheptel porcin français est largement infecté par le VHE, ce qui confirme qu’il s’agit d’une source potentielle de contamination » ; et surtout le ‘‘Consumer Reports ’’ (Rapports du consommateur) de janvier 2013, parlant d’un examen effectué sur 132 échantillons révéla que 121 étaient contaminés, c’est-à-dire 90 % de ces produits largement et pompeusement étalés sur les rayons sont nuisibles pour la santé !

 

En 2008, un total de 131 468 cas humains de salmonellose ont été signalés au sein de l’UE et l’alimentation est considérée comme la source principale d’infection pour l’homme. Les règlements de l’UE prévoient des objectifs de réduction de la prévalence de Salmonella au sein de l’UE et l’avis scientifique de l’EFSA apporte une base scientifique pour l’établissement de ces objectifs. Sous le titre : Evaluation quantitative des risques biologiques pour le consommateur de viande de porc, on peut lire : Trente-cinq dangers biologiques sont susceptibles d’être transmis à l’homme par la consommation de viandes porcines. Aujourd’hui, en France, seuls 12 d’entre eux peuvent potentiellement être incriminés dans des cas cliniques d’origine alimentaire.

 

En mai 2010, la Commission européenne a demandé à l'EFSA de rendre une série d'avis scientifiques sur les dangers biologiques et chimiques pour la santé publique à prendre en compte dans le cadre de l'inspection des viandes. Le premier avis émis fin 2011 porte sur l'inspection des viandes de porcs. Il pointe les dangers d'origine alimentaire tels que Salmonella, Yersinia enterocolitica, Toxoplasma gondii et Trichinella, considérés comme cibles prioritaires pour l'inspection de la viande de porcs au niveau de l'abattoir, en raison de leur prévalence et de leur impact sur la santé humaine. Ainsi l'EFSA a conclu que " les méthodes d'inspection actuelles ne permettent pas la détection précoce des trois premiers de ces dangers et que, de façon plus large, elles ne permettaient pas de différencier les aspects liés à la sécurité des aliments de ceux liés à la qualité de la viande, à la prévention des maladies animales ou aux dangers professionnels ".

 

Tous les nouveaux travaux de recherches appellent à l’élimination du porc de la consommation humaine. Mais, économie et finances, qui tiennent les rênes de plusieurs domaines dans la société moderne, liés à la politique et dépendant d’elle, à quoi s’ajoute la maffia médicamenteuse et les médias attenants, empêchent l’expansion de ces découvertes et continuent à imposer, ou à laisser étalée la viande du porc sur les marchés…

 

Il a été scientifiquement prouvé que le passage des colibacilles de l’intestin du porc, dans le sang et les muscles, rendent toute sa viande impropre à la consommation. Là on ne peut que se demander : Sécurité alimentaire et l'intérêt des consommateurs auront-ils la priorité auprès de ces responsables maffieux, ou bien le Jeu du Marché et le gain illicite vont-il continuer à prévaloir nonobstant la santé des consommateurs ?

 

On ne peut que rendre grâce au Seigneur des Univers, d’avoir formellement prohibé la consommation du porc, et Mis en garde de ses méfaits, tant de siècles avant que la science n’arrive à prouver, matériellement ou scientifiquement, la nocivité de sa consommation sous toutes ses formes.

 

http://www.alterinfo.net

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