vendredi 22 juin 2012

La folie furieuse de la théorie des germes se calme

Ethan A. Huff

 

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Les fantasmes de la théorie des germes s’évanouissent car de nouveaux faits scientifiques révèlent que les gens en bonne santé hébergent en permanence 10.000 souches différentes de germes

Natural News

 

 Ethan A. Huff

 

      Le corps humain est essentiellement une usine « microbienne », mais ce n'est pas nécessairement chose fâcheuse. Une nouvelle étude, publiée sous la forme d’une série d’articles dans les revues Nature et Public Library of Science, démystifie la largement admise théorie des germes, ou croyance selon laquelle tout germe est « malsain », en montrant qu’en moyenne, le corps humain en bonne santé héberge plus de 10.000 espèces microbiennes qui, ensemble, maintiennent leur équilibre et favorisent une santé éclatante.

      Financée par les National Institutes of Health (NIH) de Zunie, l'étude a fait collaborer 200 scientifiques de 80 organismes de recherche différents, qui ont tous œuvré ensemble pendant cinq ans, afin d'acquérir une meilleure compréhension de la façon dont les micro-organismes affectent l’organisme humain. Et ce qu'ils ont découvert est non seulement fascinant, mais aussi révolutionnaire, du moins aussi loin que la médecine traditionnelle est concernée.

      En substance, ce qu’a découvert cette cohorte d'experts de terrain est une chose que beaucoup d'entre eux n'avaient jamais envisagée auparavant : principalement que les bactéries ne sont pas toutes nuisibles. De nombreux types de bactéries sont absolument nécessaires pour l’organisme afin de neutraliser l'inflammation et d'autres facteurs causes de maladies, par exemple. Sans elles, il n'y aurait aucune défense naturelle contre les bactéries nuisibles.

      Pour arriver à cette conclusion, la première équipe a prélevé des échantillons de tissus chez 242 adultes zuniens en bonne santé, notamment dans leur bouche, nez, et sur différentes régions de leur peau. Ils ont ensuite séparé l'ADN bactérien de l'ADN humain dans chacun des échantillons afin d'analyser les différents types d'organismes vivants qui étaient présents.

      Les chercheurs ont appris que pas moins de trois pour cent de la masse corporelle totale d'un individu se compose de micro-organismes variés, ce qui, pour l’adulte moyen, se traduit par plusieurs kilos de microbiome, selon le nom donné aux « billions de germes individuels » qui vivent dans l’organisme. Et ce microbiome collectif élève en fait le nombre total de gènes humains d’environ 22.000 à, en gros, 8.000.000.

      Ce que cela signifie, c’est que le génome humain tout entier dépend de cette exceptionnelle pléthore de microbes pour assumer les fonctions vitales de l’organisme, telles que digérer la nourriture et transformer les nutriments, résister aux maladies et construire l’immunité, maintenir un solide équilibre de la flore intestinale dans le système.

En d'autres termes, sans ces bactéries, l’organisme humain ne pourrait ni fonctionner correctement, ni maintenir un semblant d'immunité convenable.

      « Il s'agit d'une toute nouvelle façon de regarder la biologie humaine et la maladie humaine, et c'est impressionnant », a déclaré l'un des principaux chercheurs de l'étude, le Dr Phillip Tarr de l’université Washington à St. Louis, dans le Missouri. « Ces bactéries ne sont pas de passage. Elles participent activement au métabolisme. Étant une communauté, nous devons désormais compter avec elles, comme il nous faut compter avec l'écosystème sylvestre ou d’un plan d'eau. »

 

Antibiotiques, produits chimiques, vaccins et autres interventions modernes, détruisent le microbiome humain

 

      Malheureusement, beaucoup dans la société moderne continuent de s'accrocher à l’idée archaïque et réfutée selon laquelle la maladie est due principalement à des germes. Aussi connue sous le nom de théorie des germes, cette croyance suppose que pratiquement toutes les bactéries sont nuisibles, et que si un environnement salubre, exempt de bactéries, pouvait être maintenu, l'homme ne « contracterait » plus de maladies.

      C'est cette théorie des germes boiteuse qui est responsable de la création des interventions modernes, telles que les antibiotiques, les pesticides et les herbicides chimiques, les vaccins, et les savons antibactériens, qui font obstacle de différentes façons au microbiome naturel de l’organisme humain. Gel de désinfection des mains et lingettes sont une autre conséquence de la théorie des germes. Ils tuent les bactéries qui vivent naturellement sur la peau humaine et la protègent contre les atteintes en maintenant un pH acide convenable.

      Comme nous le disons ici, sur Natural News, depuis des années, les germes ne sont pas tous nuisibles, et le corps humain n'est pas un environnement stérile qui développe des maladies parce qu’il est contaminé par des germes. Et cette nouvelle étude prouve simplement ce fait en démontrant que les germes jouent un rôle vital dans la prévention des maladies.

      Pensez à cela comme à une guerre entre deux pays : le microbiome de l’organisme humain contre les envahisseurs pathogènes. Sans un microbiome robuste, riche en bactéries bénéfiques, l’organisme humain est incapable de résister à l'assaut continuel des agents pathogènes nuisibles qui se battent contre lui à la fois de l'intérieur et de l'extérieur. Et la clef pour gagner la guerre est de maintenir un équilibre microbien convenable, ce qui implique de manger beaucoup d’aliments probiotiques, d’éviter les antibiotiques et les produits chimiques toxiques, de bien se reposer et d’avoir de l'eau potable et de la lumière naturelle.

 

Sources de cet article :

 

Original : www.naturalnews.com/036219_germ_theory_human_body_bacteria.html

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/La-folie-furieuse-de-la-theorie-des-germes-se-calme_a77983.html

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