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Affichage des articles associés au libellé Géopolitique

Le monde post-COVID 19, basculement de la domination de l’Occident vers l’Eurasie

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  Par ZZZ Qui aurait cru ne serait-ce qu’il y a cinq mois que des prisonniers américains de droit commun, réquisitionnés pour l’occasion, jetteraient  les victimes  new-yorkaises du coronavirus  dans des fosses communes ? Comment l’hyper-puissance US s’est-elle retrouvée , au moment où j’écris ces lignes, avec  97 647 décès dus à l’épidémie de corona et  1 645 000 de contaminés à gérer tandis qu’au même moment, la Chine, non contente de contenir  la pandémie à l’intérieur de ses frontières, se permet  d’envoyer des masques de protection et autre matériel médical vital aux quatre coins du monde ? Je m’efforcerai de donner des pistes de réflexion sur le basculement spectaculaire de leadership mondial auquel nous assistons. L’aigle US et son leadership mondial  ont du plomb dans l’aile La puissance US qui mène l’Occident depuis la fin de la deuxième guerre mondiale  à la faveur des Accords de Bretton Woods et dont...

Requiem pour un empire

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  Non, ce n’est pas Benghazi en Cyrénaïque mais à Houston, Texas. La révolte américaine est un double débordement: D’abord, une extension de la lutte souterraine et tenace déchirant des factions de l’Etat profond US, lutte à laquelle se sont joint les cercles dirigeants d’autres pays alliés.  C’est aussi l’expression d’un ras-le-bol d’une société disloquée, divisée et profondément inégalitaire, terrain de jeu d’un nombre infini d’expérimentations et de manipulations pour préserver le privilège des élites. La manipulation y est à plein régime. Les fameux hommes vêtus de noir ou de capuches mènent la casse et orientent le pillage. Ce ne sont pas des manifestants mais des groupes organisés, structurés, agissant selon un agenda bien établi et toujours déguisés. Leur objectif apparent est de semer le chaos.  Ces groupes ne sont pas neutres. Ils appartiennent à une faction du pouvoir US.  La célérité avec laquelle la devanture ...

La rage des médias occidentaux contre Poutine : La bataille de la vérité

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«L'armée russe met très longtemps à sceller sa monture, mais ensuite plus aucune armée au monde ne peut l'arrêter.» Citation d'un général prussien   Depuis quelques jours nous sommes confrontés à une deuxième bataille qui est celle de la fausse information diffusée en boucle par tous les médias qui n'arrêtent pas de raconter des mensonges sur la réalité de la situation à Alep. Le camp occidental dans sa version obamienne et hollandaise livre une ultime bataille, celle de désigner la Russie comme bouc émissaire et de désigner le gouvernement légitime de la Syrie comme bourreau de son peuple. Un constat: les médias se déjugent sans fausse honte, mais ont des difficultés à prendre les virages de la réalité. On aurait voulu présenter des cohortes de hères mourant de faim, de froid et que voit-on des cars où les réfugiés montent calmement, des voitures avec des enfants qui ne semblent ni mourir de faim ni de froid faisant même en riant le V de la victoire en face de la c...

Le Bloc atlantiste au bord de la crise de nerfs

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On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc altantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle Richter du désordre globalisé. De la panique intégrale déclenchée par l’élection du déplorable Trump à la débandade des coupeurs de têtes modérés d'Alep-est, le joli petit monde du néolibéralisme militarisé prend l'eau de toutes parts. Alors forcément le Bloc réagit, sur-réagit même, avec le savoureux avantage que dans la précipitation, les marionnettistes de la pantalonnade ambiante ne prennent même plus la peine de camoufler un tant soit peu leurs manigances. Tout se fait ainsi à ciel ouvert, y compris le pire, le honteux, le normalement inavouable, et il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les pépites. Inutile de dire que c’est évidemment sur le pont du Titanic US que l’on récolte les plus grosses. Ainsi, entre la CIA qui entre en guerre contre le FBI en essayant de renverser Trump avant même son entrée en fonction, et le Congrès qui vote des li...

Prix Nobel de l’hypocrisie

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Lorsque le prix Nobel de la Paix fut décerné en 1906 à Theodore Roosevelt (président des États-Unis de 1901 à 1909), le New York Times commenta ainsi la nouvelle : « Un large sourire illumina le visage du globe quand le prix a été attribué ... au citoyen le plus belliqueux des États-Unis » [1]. Theodore Roosevelt et la diplomatie du "gros bâton" « Parle doucement et porte un gros bâton » (2 septembre 1901) Environ un siècle plus tard, un journaliste du même New York Times se questionnait : « Alors, que pensez-vous du président Obama remportant le prix Nobel de la paix ? Je suis perplexe […]. Qu’a-t-il fait ? […] il me semble que cela aurait été logique d'attendre et de donner à Obama le prix Nobel de la paix dans sa huitième année en poste, après qu'il ait effectivement fait la paix quelque part » [2]. Il s'agissait bien sûr du prix Nobel de la Paix attribué au président Barack Obama en 2009 « pour ses efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie e...

François Hollande: La capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie

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François Hollande et son prix, entourés notamment (de gauche à droite) par le milliardaire Carlos Slim et l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger le 19 septembre 2016. René Naba L’homme de l’année 2016 Fait sans précédent dans les annales de la Vème République, François Hollande a annoncé jeudi 1 er décembre 2016, qu’il renonçait à briguer un deuxième mandat présidentiel, tragique aveu d’une grande impuissance. L’homme qui avait mené deux batailles au Mali et en Syrie, a renoncé à livrer bataille sur le plan intérieur pour défendre son bilan. Pour un foudre de guerre sur la scène internationale, qui avait eu le plus grand mal à se retenir de bombarder la Syrie en 2013, ce renoncement a retenti comme une capitulation en rase campagne. Une implosion en plein vol. «L’Homme d’état de l’année 2016» aura eu un triomphe météorique, à l’image de ses prédécesseurs malchanceux, les conservateurs européens, l’espagnol José Marie Aznar ou le britannique David Cameron (lauréat 2015); à l’i...

Le triangle stratégique Russie–Chine–Iran

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Le triangle stratégique Russie–Chine–Iran Les liens économiques, politiques et militaires se développement entre l’Iran, la Chine et la Russie, formant ce que je considère un triangle d’or émergeant en Eurasie et cherchant à pénétrer des régions isolées. Cela, alors qu’il semble que la stratégie géopolitique des États-Unis, dans la perspective d’une administration Trump, soit d’éloigner Washington de l’Iran et de la Chine, tout en faisant miroiter un possible relâchement de la confrontation entre Washington et Moscou   Géopolitique classique, à la Halford Mackinder ou à la Kissinger, qui cherche à éviter la guerre sur deux fronts, qui était en train de se retourner contre un Washington arcbouté sur sa tentative de modifier l’équilibre des puissances. Pour le moment, la dynamique d’une coopération plus étroite, engagée ces dernières années, entre les trois États pivots du Heartland eurasien, entre dans une phase d’approfondissement stratégique. Le dernier signe en est la visite ...

Et si l’Empire s’effondrait le 9 novembre

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Si aucune «surprise» de type guerre totale ou remake du 11 Septembre ne vient empêcher sa tenue, l’élection présidentielle étasunienne devrait tenir toutes ses promesses sismiques. Quelle que soit l’issue de la farce, on voit mal en effet comment elle ne déboucherait pas sur une crise majeure et potentiellement fatale pour l’Empire. Que le trublion Trump l’emporte, qu’il concède la victoire à la furie du Parti de la guerre Hillary, ou qu’il la conteste en cas de tricheries malhabiles: tous les scénarios possibles disposent chacun d’une charge explosive dévastatrice qui pourrait faire du 9 novembre le jour où l’Empire s'est effondré, ou à tout le moins où les premiers pans de l'édifice ont commencé à dégringoler. Et disons d’entrée de jeu notre conviction que les Etats-Unis étant désormais une puissance éminemment dissolvante et responsable des pires guerres et atrocités qui ont ensanglanté le monde ces dernières décennies, un tel effondrement représenterait une forme d’apaise...

Un aberrant désir de guerre

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Le pire n’est jamais garanti dit-on. Certes. Sauf que c’est exactement ce que l’on devait dire avant le déclenchement de la Première, puis de la Deuxième guerre mondiale. Et persiste pourtant cette sorte de naïveté qui fait penser à beaucoup que non, finalement non, «plus jamais ça», plus jamais 20 puis 60 millions de morts au nom de la Patrie, c’est-à-dire pour le profit des industriels et des banksters. Or depuis le coup d’Etat perpétré en Ukraine par les barbouzes de l’OTAN, l’Empire US et ses laquais européens n’ont eu de cesse de créer toutes les conditions d’une guerre majeure contre la Russie (et donc la Chine), utilisant parallèlement toute la vermine médiatique aux ordres de part et d’autre de l’Atlantique pour préparer les peuples à l’inéluctable, à l’indicible, en leur assénant quotidiennement leur dose de haine antirusse. Et les menaces ne cessent de gagner en intensité. Sans parler de l'épisode dérisoire d'un Flanby voulant traîner le Président russe devant la C...

L’effondrement US en mode turbo

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Nous avons toujours pensé que l’implosion des USA marquerait le coup d’envoi de l’effondrement final du Système néolibéral atlantiste. Or aujourd’hui, il n’y a plus que les pixels de la narrative hollywoodienne qui permettent encore de masquer la réalité d’un Empire en plein naufrage. Et les choses s’accélèrent à une vitesse phénoménale. Devant la perspective d’une probable victoire de Trump face à une Clinton politiquement déjà morte, la pègre washingtonienne panique et tente maintenant d’allumer des contre-feux partout où elle le peut, à l’intérieur en cherchant à provoquer une guerre civile raciale dans le pays et, à l’extérieur, en accélérant la mécanique de confrontation directe avec la Russie (1). Avec des résultats tellement incertains que plusieurs Etats, comme le Texas et la Californie, préparent déjà leur version locale d’un «brexit» pour échapper à l’incendie qui menace de tout emporter de ce pays faussaire (2). De Kiev à Dallas La pègre dirigeante de l’Etat profond US ...

La nouvelle politique étrangère britannique

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La presse occidentale ne cesse de le répéter : en quittant l’Union européenne, les Britanniques se sont isolés du reste du monde et devront affronter de terribles conséquences économiques. Pourtant, la baisse du cours de la Livre pourrait être un avantage au sein du Commonwealth, une famille plus vaste que l’Union et présente sur les six continents. Pragmatique, la City pourrait rapidement devenir le centre mondial du yuan et implanter la monnaie chinoise au sein même de l’Union. par Thierry Meyssan   Elizabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’Antigua-et-Barbuda, de l’Australie, des Bahamas, de la Barbade, du Belize, du Canada, de Grenade, des Îles Salomon, de la Jamaïque, de la Nouvelle-Zélande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Saint-Christophe-et-Niévès, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de Sainte-Lucie, et de Tuvalu.     Les États-Unis restent inquiets sur leur capacité à convaincre l’Union européenne de participer active...

La chute du mur de Bruxelles. La souveraineté des peuples en question

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«Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant» Tancrède dans Le Guépard, de Giuseppe Tomasi di Lampedusa —————————————————– J’avais affirmé dans une précédente contribution que tout sera fait pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union Européenne. En apparence, le Royaume Uni est en dehors de l’Union,  ce qui, d’une certaine façon, ne nous étonne pas, s’agissant de  la force de la démocratie dans ce pays. Pour rappel, l’Angleterre est dépositaire de la magna carta ( la Grande Charte) des libertés d’Angleterre qui garantit le droit à la liberté individuelle et limite l’arbitraire royal et établit en droit l’habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire. En effet, comme lu sur l’Encyclopédie Wikipédia chaque pays de common law qui possède une Constitution a subi l’influence de la Grande Charte, ce qui en fait peut-être le document juridique le plus important dans l’histoire de la démocratie moderne, mais il marque surtout le passa...

Le destin de la Turquie moderne et la politique suicidaire d’Erdogan

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Erdogan isolé Depuis le début de la guerre contre la Syrie en 2011, Recep Tayyip Erdogan, en tant que Premier ministre (2003-2014) et Président de la République de Turquie (depuis 2014) a engagé son pays, aux côtés, entre autres, des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite et d’Israël, dans une guerre, par l’intermédiaire de groupes terroristes qu’il soutient, abrite et arme. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie a offert son plein soutien à la coalition occidentale, sous l’autorité des Etats-Unis, dans la tentative de démembrement du Levant, conformément à l’application du plan israélien Oded Yinon [i] . Le point culminant du rôle de provocateur joué par la Turquie dans ce contexte a certainement été l’épisode où un avion de chasse turc a abattu un bombardier Su-24 russe dans l’espace aérien syrien le 24 novembre 2015. Erdogan, qui n’a certainement pas commis cet acte de guerre sans l’aval des Américains, s’est attiré les foudres du Kremlin qui, malgré son sang froid, a déclaré avoir l...

Brexit or not brexit. Le grand capital joue à se faire peur

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Brexit or not brexit. Le grand capital joue à se faire peur       «On est peut-être les gentlemen anglais fair-play, mais on est aussi les enfoirés de la perfide Albion.» John Le Carré (grand écrivain de romans policiers) Un mal qui répand la terreur, un mal que l’Europe appréhende pour punir les crimes de ceux qui osent se dresser contre l’orthodoxie néolibérale. La menace du Brexit, puisqu’il faut l’appeler par son nom capable d’enrichir en un jour toujours les mêmes et ruiner toujours les plus faibles. On assiste à une comédie humaine malsaine où les riches et les puissants jouent à se faire peur, amusent la galerie. Le score est connu, le capital ne se laissera pas faire; les puissants de toutes les parties s’uniront et encore les faibles, les besogneux, les sans-grade verront leur destin leur échapper, formatés qu’ils sont par un pouvoir et saturés ad nauseam par une presse qui a reçu instruction de faire paraître la sortie du Royaume-Uni...

Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale

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27 ans après la chute du Mur de Berlin Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale par Thierry Meyssan Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l’effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’Union européenne elle-même, mais l’ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l’intégrité des États-Unis eux-mêmes. Réseau Voltaire Favorable au Brexit, la reine Elizabeth va pouvoir réorienter son pays vers le yuan. Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l’Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d’une...

L’affrontement Otan-Russie en Syrie

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L’affrontement Otan-Russie en Syrie     Un avion de combat Soukhoï Su-30 s’avance quelques centaines de mètres à l’intérieur de l’espace aérien turc pendant seulement deux minutes au-dessus de la province de Hatay, puis revient dans l’espace aérien syrien après avoir été mis en garde par deux F16 turcs. Sans surprise, l’Otan réplique avec un tir nourri de rhétorique : la Russie cause un danger extrême et devrait cesser immédiatement tout bombardement contre ces rebelles modérés tout mignons que la coalition des opportunistes tordus refuse de bombarder. En savoir plus : Accidental Turkish airspace incursion ‘used to involve NATO in info war against Russia over Syria’ Mais attendez ! L’Otan est bien trop occupée pour partir en guerre. La priorité, du moins jusqu’en novembre, est donnée au méga-exercice Trident Juncture 2015 qui regroupe 36 000 soldats de 30 pays, plus de 60 navires de guerre et environ 200 avions, qui se préparent sérieusement à se défendre dans l’...